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“Surfer sur la vague”, accompagner ses émotions

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Catégories: Banque de tirages

Auteure du tirage : Emerald Lotus.

Quelques mots de ma part :

Un tirage magnifique qui peut servir dans de nombreuses situations très vives : attaque de panique et anxiété, sentiments dépressifs, sentiments suicidaires, trac sur scène, émotions de deuil, … Il fait partie du “véritable” (pour moi) tarot dit “tarot psychologique”, qui consiste littéralement à accompagner le travail psychologique intérieur. Je ne pouvais pas passer l’occasion de vous donner un si bel outil. Et j’espère en apporter d’autres par l’avenir.

Notez le choix de formulation du titre, qui contient un rappel psychologique essentiel : une émotion ne se “gère” pas. Elle se ressent, se reconnaît et s’accompagne. Mais on ne contrôle pas une émotion.

 Traduction que je propose :

1. Décris la vague qui me concerne actuellement.
2. Comment puis-je éviter que cette émotion ne me consume ?
3. Que se passerait-t-il si je m’abandonnais à cette vague d’émotion ?
4. Comment puis-je chevaucher cette vague de façon sécurisée ?
5. Comment puis être plus confortable avec mes émotions dans l’avenir ?

Voilà. N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences si vous utilisez ce tirage.

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A Tiny Bit of Ancestor Worship

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Catégories: Polytheism & Animism


(original post on Instagram)

 “Sometimes all you got to do is cry.”

Sometimes you just have to be there and practice being present. Accept that nothing is going to come, no one is going to respond, and even your feelings are going to be blury. That is OK. The importance is to show up and practice your animist basics: infuse intention in every gesture, be open, observe. Let go of the image of the Self you had for years, let go of your mystical years. If you don’t have the time, don’t have the energy, accept it. And don’t diminish your tears if they come. Tears are gold. Freyja taught you better.

Deck : l’oracle des Runes by @gulliver.laventuriere and @theherbwitch (IG)

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If you want to use google translate, you’ll find a full article on this topic in French here.

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Oracle de Mercure, Je suis un vase

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Catégories: Exercices d'interprétation, Méditations, Suivre Freyja

(post original)

Je suis le vase.

Je suis un vase très rempli que chacun vibration secoue et remue de fond en comble. Je suis un vase sensible, sensible, si sensible… Fragile ? Peut-être, peut-être pas. Je suis prête à déborder, mais je suis riche de mon contenu. Ma sensibilité est une force aussi. Sensibilité qui transpire, goutte à goutte. Sensibilité qui s’écoule, comme un petit ruisseau. Ou sensibilité qui dévale comme un torrent prêt à tout emporter. Mes émotions m’habitent mais elles doivent être plutôt qu’être réprimées. D’ailleurs, au contact de la paroi, elles tâtent, elles auscultent ce qui me contient. Elles sont dans le corps et pas juste dans le cœur. Cette marée qui flue et reflue, est aussi bien prête à se répandre en moi qu’à l’extérieur de moi, qu’à toucher l’autre, qu’à se mélanger. De ce mélange je me transforme, et je transmute, et je résonne, je me répands en vibration. De ce contact je touche, je palpe, je capte. Émotion et intuition, les deux faces d’une même pièce.

Un peu de calme et de silence aujourd’hui, pour le contenant que je suis. Limitons les ridules.

Pour celles et ceux qui ont suivi le dernier post, vous remarquerez qu’à nouveau, Freyja n’est pas très loin.

Deck: l’Oracle de Mercure, par Alcide Nathanael. Ma déception de l’année. J’avais d’énormes espérances pour ce jeu. J’ai attendu 3/4 mois après sa sortie pour prendre du recul, pour éviter de trop me faire influencer par des personnes extérieures, et malgré ça, je suis tombée de haut.

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Culte des Ancêtres (1) : impressions, bilan, deuil

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Catégories: Suivre Freyja, Voie des Dieux, Voie des Esprits

(For a short English version, click here)

Sometimes all you got to do is cry.

Cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. D’avoir une phrase très précise qui me tourne dans la tête au sujet de quelque chose de spirituel. Est-ce que c’est un message ? Une coïncidence ? Mon autre Moi qui me parle ? Ma Brochette ? (Bien que je crois ne jamais avoir utilisé ce mot-là publiquement ici avant ; ceci vous donnera une idée) Je ne sais pas. Le temps me manque pour demander les 3 signes de confirmation requis. Pas le temps d’attendre un rêve, pas l’énergie de me faire un tirage, ni de demander à quelqu’un un tirage complémentaire… Je crois qu’en fait peu importe d’où ça vient. Je prends cette phrase et je la place sur mon cœur. Je la ressens, je la laisse se diffuser, pour saisir son message. Et je médite.

Parfois on n’est que l’ombre de soi-même. Avec les années qui passent, on évolue, on a de nouvelles priorités, on a moins d’énergie ou pas pour les mêmes choses… Si mes croyances n’ont pas changé, mes pratiques « religieuses », elles, sont très dématérialisées, voire « désintégrées » même. D’autres choses ont pris la place. J’ai dû freiner, économiser mes forces. La croyance, l’amour (pieux), restent dans mon coeur, dans cet espace intime. Mais en termes d’action, je suis limitée. En fait, avoir des pratiques mystiques ce n’est pas juste avoir des pratiques. C’est tout un mode de vie. J’avais clairement adapté ma vie pour y creuser une part non négligeable et dédiée. Mais si je n’ai pas plus ni cet espace, ni ce temps… Ça n’est pas tellement possible de maintenir ni un rythme, ni des pratiques de cette fréquence et de cette intensité. Le spirit-work c’est une forme de vocation (ou, comme dit, de style de vie).

Les temps changent. Je dois faire le deuil de cette vie-là. Le temps que je peux prendre pour moi, je le passe énormément à créer et à écrire, des choses qui sont en partie dédiées aux Esprits et aux Dieux de toute façon. Cela a toujours été une offrande pour Eux. Si je peux rouvrir la porte, leur accorder plus de temps, je le ferais… mais tout est une question de dosage. Ça serait peut-être plus sage de prioriser certaines questions de santé par exemple. Et ma vie professionnelle requiert toutes mes forces actuellement, et encore pour un temps. Alors les choses sont… réduites au minimum. Je dois gérer d’être en décalage avec cette autre image de moi, ce que j’ai pu être dans le passé. Ils sont loin les mois de Novembre où je faisais une cure de silence, des cycles quotidiens de prières, de pratiques d’écriture avec les Ancêtres, des fêtes des morts collectives et personnelles, des associations avec la lune… La transition octobre / novembre était souvent mon mois le plus chargé et le plus intense de l’année.

Sometimes all you got to do is cry.

Aujourd’hui, « je n’ai plus que mes yeux pour pleurer ». (Une phrase à prendre dans un sens métaphorique.) Aujourd’hui, meurtrie en différents endroits, il faut accepter une phase de vulnérabilité et de transition (ce qui n’est pas vraiment valorisé dans le milieu païen en ligne). Alors ce que je peux faire… est très peu. Soit. Mais je peux le faire, je peux prendre 10 minutes. M’assoir devant l’autel plein de poussière et m’y connecter. Être présente et m’ouvrir, le regarder vraiment. En jauger les équilibres et les déséquilibres, et modifier les placements. Faire circuler un peu d’énergie, et infuser chaque geste que je fais avec une intention marquée. Pour que chaque geste soit chargé, que chaque geste compte, puisque je dois les économiser. C’est être plantée là, et réfléchir à qui je souhaite appeler, honorer, et ce que je pourrais leur offrir. Alors, remplir quelques bols d’offrande, allumer deux bougies avec parcimonie (je vous renvoie ici à ce sujet), allumer un peu d’encens. Et regarder encore pleinement, sentir, voir briller.

Prendre ce temps et l’offrir, prendre notre énergie et la dédier à ce moment. Ça compte. Offrir sa concentration, et pratiquer sa présence dans l’instant. Être ouvert. Ca n’a l’air de rien, mais c’est un retour à la base. Aussi, il faut accepter que parfois rien de « constructif » n’en ressortira. Mais on a pris le temps, et on a fait. Il y a effectivement des choses qui se passent une fois rendue là. Mais… ce qui remonte est très flou. De la tristesse, de la peur, de la confusion ? Un maelström d’émotion qui vient des tripes, masse informe ou inconnue, dont je n’arrive pas à identifier la forme. Mais la première étape c’est déjà d’être justement, de prendre le temps de faire cette pause, et de ressentir ces choses. De les accueillir, même quand c’est flou, même quand c’est désagréable. Même si ça n’ira pas plus loin cette fois. Même si ça ressemble à une forme deuil de personnes disparues depuis plus de 15 ans et que c’est derrière nous. Même si c’est le deuil d’une forme de soi-même a l’air débile (au pire), ou immature (moins de jugement).

Après tout… j’en connais Une qui m’interpellerait à l’idée que les larmes ne sont pas des offrandes précieuses qui peuvent transmuter ou être transmutées. Freyja m’a mieux appris.

[Jeu sur la photo : l’Oracle des Runes de Gulliver l’Aventière et Lyra Ceoltóir]

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Des petites dévotions quotidiennes, remise en question de l’usage des bougies

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Catégories: Capitalisme et consommation, Pratiques

Pour une fois que je partage un petit peu mes pratiques, autant que je vienne par ici relayer ce petit texte que j’ai partagé sur Instagram ce midi, en lui donnant un titre plus explicite.

Avec bien du retard, le volume 2 du #folktoberautumn2019 de @la_fille_des_saisons : « Se mettre dans l’ambiance ». Pour moi l’essentiel au quotidien c’est cette petite bulle de sacré et de dévotion. Une lumière allumée pour appeler et honorer, et des perles de prière que je trimbale partout. Les rouges et noires reviennent ainsi souvent sur mes photos. Ici, pour la saison, j’ai sorti en plus mes « perles d’automne » dédiée à des Esprits alliés. Mais ce petit geste de rien a été bouleversé chez moi depuis 2016.

En effet, j’ai remis en cause ma consommation de bougies depuis que je sais ce qu’il y a dedans (comment j’ai pu fermer les yeux si longtemps ??), que je savais probablement déjà, mais que j’avais choisi d’oublier. J’y ai été forcée quand je me suis rendue compte que quelqu’un qui venait chez moi était rendu malade par la fumée (invisible pour moi) de mes bougies… Dur rappel à la réalité. Impossible de faire marche arrière. Si c’est mauvais pour sa santé, en fait la mienne aussi, et l’atmosphère… Coupable notamment de soirées entières éclairées à la bougie dans un pays loin de chez moi, quand ma santé foutait le camp et que toutes les ampoules sur place me vrillaient les yeux et le crâne, et que quand vraiment il était urgent que je me lève et que je bosse, malgré la migraine, je j’acceptais que la lueur de deux bougies.

Je suis très partagée à l’idée de brûler celles que j’avais accumulées sans savoir… À la paraffine, donc du pétrole, dont la récolte ruine les sols, et qui polluent à la fois l’atmosphère et nos poumons directement dans la maison en brûlant… Mais je ne peux pas les jeter non plus, cela n’aurait aucun sens. Alors j’ai arrêté un temps s’en utiliser pour encaisser le choc, puis j’ai repris doucement, pour ancrer une pratique de parcimonie. J’avais décidé que tant que je n’aurais pas fini mon stock, je n’achèterai plus rien (je me déplace beaucoup, et je n’ai plus tous mes supports pour brûler les grosses, je dois m’organiser pour pas que ça coince). En tout cas, les bougies non polluantes que j’achèterai (ou fabriquerai) plus tard quand j’aurais fini mon stock, je me suis bien rendue compte qu’elle serait beaucoup plus chère. Fini la démarche capitaliste du toujours moins cher, qui nous pousse à acheter des produits non éthiques ou polluants. En étudiant la question pour les faire ou en acheter, je me suis rendue compte des ressources que ça demande et du coup… Les bougies ça n’est pas un bas produit de consommation, c’est presque un luxe. Fini pour moi les scènes aux mille chauffe-plats. J’apprends à choisir les moments et les occasions plus précieusement. Cela redonne d’ailleurs de la valeur à cette offrande qui coûte, plutôt que d’être une consommation aveugle. Évidemment, je ne suis pas emballée non plus par l’idée de la cire de soja, il va venir d’où ? Il va être cultivé comment ? Et l’Amazonie qui brûle ?… Mais il ne sera pas toxique à l’air. À moins d’arrêter complètement d’utiliser des bougies, pour l’instant je n’ai pas mieux…

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