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Quels jeux pour l’Automne ?

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La série thématique du mois sur la chaîne publique ! Décontractée plutôt qu’analytique, je réalise un panorama des jeux avec lesquels je peux travailler en saison d’automne. Comme la question question a été abordée en live Espace Sacré puis sur Patreon à la suite de la série exclusive de présentation et analyse de collection, c’était l’occasion de le partager avec tout le monde.

Première vidéo de la série :

Une première sélection qui comprend :
– Le Mary El Tarot
– Le Tyldwick Tarot
– The Maroon Tarot
– The Tarot Leaves
– The Enchanted Map (gros warning sur cette autrice malhonnête ; je recycle des jeux que l’on m’a offert)
– The Tarot of Delphi
– The Faeries Oracle de Brian Froud
– et son jumeaux the Heart of Faery Oracle (B. Froud)
– The Hush Tarot

Résumé de la vidéo : On explore ici en gros des jeux aux couleurs et à l’ambiance visuelle automnales (Tyldwick, Tarot Leaves, Enchanted Map), des jeux pour travailler avec des thématiques de l’automne spirituel (le sombre (Mary El), l’Entre-Deux (Tyldwick), la Faery), et je commence à expliquer la distinction entre travailler sur l’imaginaire de l’Entre-Deux (fantasy, Faery ; Maroon Tarot et cie) versus travailler avec de réelles entités (les Sidhe, les Fées ; oracles de Froud, Hush Tarot, etc.). Avec en prime un coucou surprise du monde gréco-romain via le Tarot de Delphi.

Deuxième vidéo de la série :

La deuxième sélection comprend :
– Hidden Realm Tarot (tarot du royaume caché en français)
– Le Joie de Vivre Tarot, de Paulina Cassidy
– Le Paulina Tarot, de Paulina Cassidy
– The Enchanted Lenormand, de Caitlin Matthews
– Le tarot des fées victoriennes
– Le tarot des contes de fées, de Lisa Hunt
– The Inner Child Cards (Fairy-Tale Tarot), d’Isha Lerner
– The Story World tool kit, des Matthews

Résumé de la vidéo : Transition entre les jeux féériques de nature spirituelle et animisme vers les jeux féériques de type imaginaire (contes de fées).
– Faery traditionnelle en résumé (à partir de 8min15) : on n’est pas sur de l’archétypal et du symbolique. Il s’agit de concevoir les “Fées” comme une large variété d’Esprits, d’entités réelles, avec lesquelles on peut interagir. Les Esprits fées sont loin d’être “gentils”, on n’est pas dans les petits êtres ailés victoriens guillerets et plein de cadeaux (contes de fées victoriens). Opposition entre les représentations littéraires et artistiques des fées, versus la réalité du lore traditionnel.
– Jeux qui permettent d’interagir avec des Esprits “fées” : Hidden Realm Tarot, Paulina Tarot, peut-être le tarot des fées victoriennes.
– Jeux story-telling, symboliques, contes de fées : The Enchanted Lenormand (Caitlin Matthews) ; le tarot de fées victoriennes ; le Tarot des Contes de Fées de Lisa Hunt (traduction fr) ; The Inner Child Card, the Fairy Tale Tarot by Isha Lerner (le Tarot de l’Enfant Intérieur aux ed. Souffle d’Or?) ; un jeu de cartes des Matthews, “Story World Tool kit”.
– Jeux faciles d’accès : le Paulina et le Joie de Vivre, très ancrés dans la tradition Rider Waite Smith. Le Joie de vivre était plus “joyeux” et plus épurés. Le Paulina était très foisonnant et plus sombre.
– Jeux difficiles d’accès : le Hidden Realm, parce que dépouillé et centré uniquement sur des personnages.
– Rappel sur le Lenormand traditionnel vs l’intuitif (qui n’est pas du lenormand) et la question de la nature des illustrations, autour de 9 min

Troisième vidéo de la série :

La troisième sélection comprend :
– Les Cartes divinatoires d’Algariel, d’Alcide Nathanaël
– The Antiquarian Lenormand
– The Indigo Payne Lenormand, de Beth S.
– Le Tyldwick Tarot, de Malpertuis (encore)
– The Ghosts and Spirits Tarot, de Lisa Hunt
– The Literart Witches Oracle

Résumé de la vidéo : Une sélection de jeux pour parler de connexion ancestrale, puisque l’automne accueille la fête de Samhain (prononcer “sawouine”), tradition irlandaise extraite de son contexte par les mages, sorciers et païens du 20e siècle, ce qui fait qu’aujourd’hui tout un tas de “sorciers.ères” ou “païen.enne.s” génériques emploient le terme et célèbrent à cette date même si leur chemin n’a rien à voir avec la tradition irlandaise.
Cartes d’Algariel, autant pour son côté “raconte-moi une histoire” que pour contacter des ancêtres ou des travaux dits “sombres”.
– Deux Lenormands employés comme des oracles ancestraux (communication spirite) : The Antiquarian Lenormand, avec son ambiance fin 19e / début 20e ; The Indigo Payne Lenormand. Je fais un rappel sur le fait que le Lenormand traditionnel est une tradition graphique et symbolique. Les illustrations ont des directions et un sens en tant que concept. Toute réécriture qui modifie le symbole de base est en réalité inutile, et surtout, a priori sur les cartes à direction “incorrecte” (puisque si le livre est tourné à gauche et plus à droite, cela change la codification de direction associée à la carte). Parenthèse refermée. Je décris l’ambiance que je perçois dans ces deux jeux, et pourquoi je les rattache aux ancêtres et aux morts en général.
– Le Tyldwick Tarot. Bien que je l’ai montré en première partie, il revient ici en travail animiste et ancestral. Travail sur des lieux ou des défunts qui rodent.
– Le Ghosts and Spirits Tarot. Son thème parle de lui-même. Légendes et histoires autour de la mort. Et une pratique personnelle de voyance et de médiumnité avec ce jeu, que j’ai développé le mois dernier sur Patreon en détail.
– Le Literary Witches Oracle dont j’ai encore assez peu parlé. La question des ancêtres artistes et autrices. La série des symboles comme bon support de story-telling, avec ambiance sorcière.

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Le Tarot de la Dévotion

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Catégories: Analyses, Parcourir les séries vidéos, Présentations de jeux

(Photo officielle)

Informations techniques

Artiste : Le Page Novembre
Langue : français et anglais
Édition : indépendante
Publication : 2018 (?) pour la première ; 2020 pour la deuxième (via kickstarter)
Prix moyen : 40 euros.
Format : boîte cloche rigide avec petit livret blanc glacé et couleurs (2nde édition).
Type de jeu : oracle très structuré, majeures et mineures, sous-groupes, etc. Voir la vidéo ci-dessous.
Rejoignez le site de l’artiste. [Website is bilingual, access information about the deck in English there]

La présentation officielle du jeu a l’air modeste en apparence, mais elle résume en réalité exactement els énergies, l’ambiance, l’objectif du jeu :

Le Tarot de la Dévotion est un temple. Les arcanes mineures en sont les fresques, les arcanes majeurs les vitraux. C’est un monde ne lui-même, en sécurité. Ce tarot est fait pour les tirages et la méditation.

Les arcanes mineurs nous représentent, ce que nous sommes, ce que nous faisons, différentes qualités qui peuvent être les nôtres à différent moment de notre vie. Ce sont les chevaliers, les sorcières, les pèlerins. Les arcanes majeurs sont les divinités, les forces extérieurs, les énergies dans lesquels nous pouvons puiser.

Le Tarot de la dévotion est un jeu plein de bonté. On a tous parfois besoin d’être un peu secoué par les cartes, mais ce tarot parle de ce que nous avons, et pas de ce qui manque. Il parle de possibilités, pas d’erreurs. Il parle des ressources intérieurs et extérieurs dans lesquelles nous pouvons puiser.”

Vidéo sur la structure de l’oracle :

Résumé de la vidéo :

Ce qui suit n’est pas une transcription mot à mot. C’est une condensé reformulé et structuré des informations contenues dans la vidéo.

(en cours)

Bonus

1°) Aller plus loin avec le Tarot de la Dévotion en découvrant les pistes laissées par Novembre lors de la campagne kickstarter.

2°) Découvrir d’autres revues du jeu :

  • Je rends ici à Cathou tout l’amour qu’elle m’a transmis pour ce deck, c’est elle qui me l’a fait découvrir, comprendre et aimer. Notez que ça n’est pas tant sa revue qui m’a convaincue (même si elle est longue et complète), mais plutôt tous les tirages merveilleux qu’elle expose sur son instagram. C’est de voir le tarot à l’œuvre et avec des mots poétiques qui m’a transpercée. Sachant que O Magie des Magies, elle a un blog magnifique qui permet mieux de lire et découvrir qu’Instagram : employez le tag tarot de la dévotion.

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Présentation du White Fox Oracle

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Catégories: Présentations de jeux, White Fox Oracle

Pour celles et ceux qui me suivent depuis un peu plus d’un an, vous n’aurez probablement aucune surprise dans cette vidéo sur le White Fox Oracle, qui vient répondre à la demande d’un autre public, avec un autre support de contenu. Mais c’était l’occasion de répondre à la demande des abonné.e.s qui aiment l’audio/la vidéo. Pour les autres, vous pourrez au moins apercevoir le jeu dans sa version définitive kickstartée ! (et puis dans ma version bêta imprimée).

Pour retrouver tout ce que j’ai pu écrire sur ce jeu, vous avez une catégorie intégralement réservée au White Fox par ici.

**English** Note that if you follow the link above, inside the articles in French, you’ll always find links to my Instagram post about the deck which are written in English. EDIT: Also! I had forgotten, I’ve written a review here in English for you!


(photo officielle)

Informations techniques

Année de création : 2019.
Campagne Kickstarter : octobre 2019.
Date de parution : Janvier 2020.
Editeur : jeu indépendant.
Artiste et auteure : Sabine Cazassus, aka “Zedoras”.
Langue : bilingue fr-eng
Type de jeu : oracle propre à l’artiste ; 50 cartes ; petit livret broché avec couverture couleur + petit guide en ligne.

Page de la campagne kickstarter : https://www.kickstarter.com/projects/sabcazas/the-white-fox-oracle
Page officielle : https://www.zedoras.net/whitefoxoracle

Vidéo de présentation

Résumé des informations principales de la video :

Positionnement éthique

Pour rappel, j’en avais parlé ici et sur Instagram, j’ai collaboré avec l’artiste sur ce jeu, mais notez bien la chronologie :

1°) je ne suis pas co-créatrice du jeu, Sabine est venue vers moi quand elle l’avait déjà entièrement créé. Ce qui m’a été demandé comme travail est un “bêta-test”, une analyse du jeu, de ses possibilités, de ses réponses, de sa structure, de sa personnalité, etc.

2°) Je n’ai pas été rémunérée pour ce travail. Nous sommes venues l’une vers l’autre d’un commun accord, parce que nous adorons nos travaux respectifs. Je l’ai fait par plaisir et avec honneur. Je n’ai obtenu aucune contrepartie pour ce travail, ni pour parler du jeu lors du kickstarter au lancement, ni à la sortie du jeu ce début 2020. J’ai acheté ma copie du jeu avec mes propres deniers, parce que je crois fort en ce projet et que je voulais le soutenir absolument. Je vous en parle parce que j’ai envie de vous en parler, pas comme un travail déguisé (au sens où je n’ai rien à gagner dans le fait d’en parler, de diffuser etc).

Résumé des observations matérielles sur le jeu

1°) La boîte.

Elle se présente comme une simple boîte en carton de cartes à jouer, donc elle sera plutôt fragile (pourra être rayée, coins enfoncés, etc). Cependant, je note beaucoup de soin apporté dans les choix esthétiques et matériaux de la boîte. A) Le carton est à l’image de celui des cartes : il est épais, et donc plus résistant qu’une boîte en carton standard. B) Il est mat et au toucher de pêche. C) Il comporte des détails esthétiques beaux pour un rendu plutôt sophistiqué : les titres, les yeux de la Renarde, la clé au dos, et le numéro du jeu, sont réalisés en relief, dans une finition brillante. C’est extrêmement agréable à prendre en main, et cela procure vraiment au regard une belle accroche visuelle.

2°) Les cartes.

Elles sont imprimées en 310 gsm. Pour celles et ceux qui n’ont jamais eu la curiosité de chercher ce que cela veut dire, gsm = “grams per square meter”. C’est donc l’épaisseur du papier, qui se mesure au poids. Nous sommes donc ici en présence de cartes bien épaisses, et donc résistantes ! Tout comme la boîte, un toucher pêche et un fini mat ont été retenus, ce qui les rend très agréables à manipuler.

Petit détail qui tue aussi, Sabine a décidé de nous proposer une tranche colorée ! C’est devenu très en vogue il est vrai, mais souvent c’est un choix laissé au consultant, dans l’édition, on a les fameuses tranches dorées, parfois argentées, mais sinon c’est encore assez peu travaillé. Je dois dire que cela renforce deux dynamiques distincts : le côté facétieux et coloré du jeu, puis la cohérence extrême de la charte graphique.

Parlons-en, justement, de la charte graphique. Dès l’aperçu de la boîte l’artiste vous livre tout ce dont nous allons avoir besoin : du crème, du jaune d’or / orangé, du rouge, du bleu, du turquoise. C’est la palette qui s’étend sur toutes les cartes, avec bien évidemment des différentes nuances de ces teintes, et un mélange de bleu et de rouge (mauve), ainsi qu’un peu de noir. Cela donne un rendu extrêmement lisible et minimal, donc clair pour le regard, en plus d’avoir une ambiance plutôt homogène du coup.

3°) Taille.

Les cartes sont faciles à prendre en main car plutôt petites. Vous avez ici une taille standardisée que l’on appelle “poker size”, soit 63mm x 88mm. Pour vous donnez une idée, les jeux “minis”, que l’on trouve autant chez les indépendants que dans les grandes maisons (US Games ou Grimaud), sont plus petits que la poker size. Peut-être avez-vous déjà vu des mini Marseille ou des mini Rider Waite ? La Poker size est plus confortable, légèrement plus large. Cela permet de bien profiter des illustrations malgré tout.

A titre personnel, j’aurais justement préféré une taille un chouilla plus petite, comme ma version d’essai. Je la trouvais encore plus facile à mélanger et à tirer, plus facile à mettre dans mes poches. Je l’ai vraiment trimballé partout ce jeu-là. Pour tirer dans un café, sur un banc, dans un parc, dans le train… c’était plus facile.

Compléments non présents dans la vidéo :

Une petite note car je n’ai pas été assez claire dans la version finale de la vidéo que j’ai publiée (je l’avais dit dans d’autres essais T_T).

Ce jeu a vraiment une qualité d’impression professionnelle, et son prix est hyper correct malgré l’auto-édition (quand on achète pas “en gros” comme les éditions de masse, on ne peut pas faire descendre trop le prix). Il faut bien noter cependant qu’il y a des accrocs, cela arrive toujours : la tranche colorée des cartes a souvent “bavé” sur les faces ou le dos ; et à d’autres endroits, j’ai d’autres tâches qui ne sont pas vert-turquoise, donc il y a également d’autres encres (jaunes dans mon cas) qui ont déteint ou bavé. Peut-être une question du refroidissement des cartes avant la coupe ou autre. Ca reste un jeu indé, pas parfait ! Mais en même temps, vu ce qu’on voit de plus en plus dans les éditions grands-publics imprimées en Chine qui nous proposent carrément des cartes décentrées et mal imprimées….

Autre revues francophones

Une revue écrite par Phro Nesis.
Une revue vidéo de Majora.

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La personnalité du White Fox Oracle en quelques mots

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Catégories: Présentations de jeux, White Fox Oracle

Je rattrape en retard ce message que j’avais rédigé sur Facebook, mais qui a sa place ici. J’ai tenté de mettre en mots rapides mes sensations sur le White Fox pour résumer son caractère, afin de vous donner une idée de quoi vous attendre pour celles et ceux qui voudraient rejoindre la campagne kickstarter :

Un nouveau tirage avec le White Fox Oracle aujourd’hui, qui me démontre encore une fois à quel point il est pertinent. Malgré son aspect mignon, il n’a rien de culcul ou d’immature. Il propose toujours un nouveau regard sur la situation donnée. Il a une personnalité et une âme très fortes, quand je tire je l’entends dans ma tête qui me répond, comme un compagnon de route. En toute franchise toujours, il est aussi capable de toucher les nœuds et les plaies du passé, mais il a cette qualité incroyable de ne jamais rajouter de la violence au processus. J’espère tellement que le jeu va trouver son public, intriguer les utilisateurs, et se répandre dans les foyers et les poches. Il a le potentiel pour aider des tas de gens.

****To read in English go below on Instagram****


Voir cette publication sur Instagram

Another fascinating reading with the White Fox Oracle. It baffles me because I don’t like cute decks, they really don’t attract me, and I can’t use them. But this one? This one has a personality and a soul of its own. I can feel it respond in my mind when I draw. It *is* really like having a companion (or familiar, as the artist @zedoras says). It can tackle deep, wounded topics, without it ever lashing out. It shows you in all honesty, but without violence. It is excellent at giving you another perspective on any situation you present to it. It is so flexible. I really hope the Kickstarter succeeds, and The White Fox reaches the home of many people that it can help. It would be so great to welcome a new French artist in the tarot community. . Check @zedoras profile if the deck calls to you. Join the campaign. Spread the love. <3 . #oraclecards #cardlover #oracledeck #cardcollector #cardreadersofinstagram #oraclereader #oracle #whimpsical #whitefoxoracle #frenchartists #frenchdeck #tarot #tarotcommunity #tarotreadersofinstagram #tarotdeck #tarotcollector

Une publication partagée par Valiel (@valielelentari) le

 

Si le jeu vous intrigue, rendez-vous sur la page kickstarter. N’hésitez pas à me poser des questions, voire à demander un micro tirage test si vous hésitez encore. (On verra si j’ai le temps)

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Impressions sur le Wooden Tarot après… 6 ans

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Catégories: Présentations de jeux

Auteur : Andy Swartz
Illustrateur : Andy Swartz
Éditeur : autopublié grâce à Kickstarter (lien de la campagne)
Année : 2013
Langue : anglais
Type de jeu : Tarot ; seulement les 22 arcanes majeurs + les 4 as. => Je parle donc ici de première parution, édition collector limitée à 1000 exemplaires.
Prix : environ 23 euros à l’époque.
NB: Vous trouverez [ici] l’ancienne review réalisée sur mon premier blog.

[To read the following article in English: click here]

Depuis plusieurs mois je me suis mise à parcourir ma collection pour la purifier, quels jeux n’étaient plus du tout utilisés, pourraient l’être ou bien ne me correspondaient plus etc. J’ai du établir une liste d’une grosse dizaine de jeu (peut-être 15?). L’un a déjà été vendu, deux sont en liste de vente / troc, d’autres sont en réflexion, d’autres en attente… Il m’est revenu à l’idée de travailler avec le Wooden Tarot grâce à Cathou, car j’ai vu de beaux tirages réalisés avec, mais vraiment, en ressortant l’édition originale, quelque chose ne passe pas…

1°) La taille des cartes.

Elles sont vraiment immenses. Je n’ai pas la possibilité de vérifier au moment où j’écris, mais si je ne me trompe pas elles sont même plus grandes que les cartes des Druid Animal et Druid Plant Oracles, réputés dans le domaine comme étant le plus grands. Voyez la seconde photo avec une petite carte taille “poker” en comparaison (avec le White Fox Oracle). En conséquence, ce n’est donc pas un jeu facile à manipuler du tout, ni pour mélanger, ni pour étaler les cartes. Quand je me pose et que j’observe les cartes, j’ai plutôt l’impression d’avoir affaire à des cartes postales en réalité. Ou des petits tableaux portatifs que l’on peut contempler. Mais pas de cartes “à jouer” (ou à “diviner”). Il me semble me souvenir que dans le passé, quand j’ai essayé d’utiliser ce jeu, je ne piochais qu’une seule carte et je la laissais poser sur mon autel pour méditer. Ce n’était pas une pratique divinatoire.

2°) La qualité des images.

Ici, j’ai comme un petit doute, j’ai du mal à affirmer quelque chose fermement. Mais l’impression qui se dégage pour moi est que la qualité des fichiers image n’était pas très bonne en réalité. Ce n’est pas systématique, certaines cartes sont tout à fait correctes. Mais d’autres ont un côté… flou ? Comme un manque de piqué, comme un micro effet de pixels ? Six ans après avoir acheté ce jeu, et en avoir eu entre les mains tellement d’autres, y compris des jeux auto-édités, quand je reprends ce jeu-là il y a un fossé. Nous avons clairement été habitués à avoir de meilleurs scans, à ne pas laisser échapper une “erreur” à l’impression. Comme dit, certaines des majeures ont une impression nickel, d’autres par contre me donnent cette sensation de flou.

3°) Les bordures.

Esthétiquement, à l’époque j’étais peut-être moins difficile car ce choix était tout à fait courant : les bordures étaient souvent grosses et larges. D’ailleurs à mon avis, le phénomène “borderless” (sans bordure) est justement arrivé à cette période pour répondre à une envie commune de supprimer ces terribles bordures blanches, voire d’enlever tous les cadres qui entouraient les illustrations. En regardant la carte aujourd’hui par contre, je me rends donc bien compte que ces bordures blanches ne sont pas vraiment belles, et surtout, pas utiles. (On notera que l’artiste, dans son édition finale complète, a retiré tout cadre et toutes bordures.) Une fois de plus, 6 ans après cet achat, bientôt 8, j’ai vu passer tellement de jeux différents que j’ai développé des préférences, et peut-être même un “oeil”. On va beaucoup plus facilement et rapidement ce qui fonctionne ou pas avec une bordure. Je pense que sur ce jeu-là, ce choix des grandes bordures blanches n’était pas une bonne idée. A) Ca produit un effet figé, carte postale, qui entrave l’utilisation pratique du jeu. B) Ca dessert totalement le propos esthétique de la peinture sur bois, puisque l’oeil est totalement distrait par ce cadre. C) A titre personnel, j’ai l’impression que cela bloque l’énergie des symboles en présence et les empêche de s’exprimer.

En conclusion

Si je suis honnête avec moi-même, je ne devrais pas garder ce jeu. Je ne pense non seulement pas l’utiliser, mais il a perdu totalement sa valeur esthétique également. Il serait tellement plus logique, plus agréable, qu’il gagne un foyer qui lui fera un bel accueil et qui le mettre en pratique. Ce qui est délicat, et qui m’a retenue notamment jusqu’ici, c’est la valeur sentimentale de l’objet : cela doit être un des premiers (sinon LE premier) jeux indépendants que j’ai soutenus, et, surtout, mon nom est donc mentionné à l’intérieur du livret. Bien que cela soit devenu un classique des campagnes “crowdfunding” (y compris pour les vidéastes, podcasts etc), à l’époque c’était assez nouveau (je crois). Et je n’étais pas du tout sûre de savoir qu’Andy prendrait autant son envol à l’époque. J’avais vu sortir ce jeu un peu de nulle part, je ne pensais pas du tout qu’il irait au bout du projet complet.Pour moi c’était l’idée de soutenir un artiste matériellement et de l’aider à matérialiser son projet dans le monde. Comme dit, aujourd’hui c’est devenu monnaie courante, mais à l’époque ça l’était moins, et du coup je suis plus marquée par cette campagne-là, qui me donnait l’impression de lui donner sa chance, de lui permettre de poursuivre sa quête, de faire d’autres choses plus tard. Mais aujourd’hui, garder le jeu pour cette raison ne résonne plus, ça ne me semble pas “juste”.

La question qui demeure pour moi, c’est comment lui trouver un nouveau foyer ? Qui voudrait d’un jeu avec seulement les 22 majeures ? Est-ce que quelqu’un serait intéressée par ce format aux bordures blanches ? A cette première édition, alors qu’une nouvelle existe, plus complète et plus esthétique ?

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