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Un nouveau tarot sur les chats

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Catégories: Quoi de neuf dans le monde du tarot ?

La news du jour.

Pour celles et ceux qui aiment les animaux, MJ Cullane, la créatrice du Crow Tarot, après avoir réalisé avec succès sur Dog Tarot, vient de lancer une campagne kickstarter (à budget fixe, le jeu ne sera produit QUE si la campagne est complétée) pour le Grimalkin Tarot : un tarot sur les chats ! La campagne est déjà remplie de moitié, c’est prometteur pour elle.

Plus d’informations, une vidéo, des photos, sur la campagne : https://www.indiegogo.com/projects/grimalkin-tarot#/

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Découvrir le Luminous Void Tarot

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Catégories: Les jeux du moment, Présentations de jeux

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Voici un jeu dont je n’ai jamais parlé car je n’ai que très peu pratiqué avec lui, du coup je ne me sentais pas à l’aise pour en faire une review. J’aurais pu mentionner uniquement les aspects matériels du jeu… mais je ne le ressentais pas comme ça. J’essaie d’avoir toujours des impressions en plus à livrer dans mes reviews, et là je ne pouvais pas. Je reviens aujourd’hui pour partager quelques impressions sur un jeu que je n’ai croisé nulle part dans la sphère francophone. On en profite pour sortir de la zone de confort et tester un nouveau type d’article pour présenter des jeux !

(photo officielle)

Auteure / artiste : Laura Zuspan (USA).
Éditeur : autopublié après une campagne kickstarter.
Année : 1ere édition 2018, appelée désormais « Collector’s Edition » ; 2e édition 2019, appelée « Shuffle Edition ».

Qu’est-ce qui m’a attirée dans ce jeu ?

Il y possède une place particulière dans ma « collection » – ce qui me fait penser qu’il faudrait que je reprenne ce dossier-là aussi… pour expliquer pourquoi je mets toujours des guillemets à « collection », et pour illustrer mes réflexions et analyses après toutes ces années. Damn, encore un truc à faire qui attend dans les cartons. x)  Qu’est-ce qui motive l’achat d’un jeu chez un praticien ? Qu’est-ce qui nous motive pour ne pas l’acheter ? Où se fixe-t-on une limite ? Un budget ? un nombre de jeux par mois ? un nombre de jeux total ? Est-ce qu’on se limite à un thème ? Est-ce qu’on essaie aussi des jeux qui nous rebutent pour comprendre pourquoi ? Une collection est une entité multiple et complexe, réellement vivante. Je trouve le sujet tellement passionnant ! Bref.

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J’ai découvert le Luminous Void Tarot bien après sa campagne kickstarter. Il m’a intrigué tout de suite. Je l’ai trouvé sans autre pareil. Bien que j’ai découvert plus ou moins en même temps le Lefty Oracle Deck qui a également des représentations naïves et enfantines, avec une vocation très créative (voire créatrice), il y avait dans celui-ci quelque chose de graphique qui m’appelait encore plus, là où je n’ai pas franchi le pas pour le précédent. Depuis des années, je suis asse vendue à l’aquarelle et aux techniques à l’eau, c’est ce qui parle le plus à ma sensibilité. Bien que je la pratique peu, c’est ce qui m’attire le plus en terme graphique, ces jeux d’eau et de lumière… Du coup, quand j’ai découvert le Luminous Void, j’ai flashé. La réalisation matérielle du jeu avait également l’air exceptionnelle, ce qui me semblait justifier son prix et les frais de port toujours cher depuis les USA.

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Du coup, bien que j’en parlerai plus tard dans un article dédié de la série « Le sens de nos collections », en résumé les jeux que j’achète peuvent avoir des usages ultra spécifiques, comme c’est le cas ici. Au moment où je l’ai acheté (je crois que j’ai réussi à attendre quelques mois histoire de ne pas faire un achat complètement irréfléchi, car je n’étais vraiment pas sûre de résonner avec le jeu en terme de pratique de tarot), j’envisagerais que ce tarot aurait une place plutôt créative et pas du tout « divinatoire » dans ma pratique (Notez ici que le terme « divinatoire » devrait être défini car il a plein de sens différents, c’est un autre dossier en cours…). J’ai accepté qu’il y a une petite fraction de ma collection qui soit d’usage artistique et non pas divinatoire : j’ai réalisé ça après plusieurs années que certains jeux sont là plutôt pour nourrir mes énergies et mon inspiration, pour écrire ou pour créer, et non pas pour réaliser des tirages. Parfois, ils peuvent me servir quand des artistes viennent demander des conseils en tirage. Mais quand je ne me sens pas à l’aise avec un jeu dans son application « divinatoire », j’ai tendance à ne pas l’utiliser même dans ce cas-là, donc c’est vraiment plutôt pour ma pratique solitaire.

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En tout cas voilà, je venais d’acquérir un jeu qui me renvoyait des énergies étranges, que je ne me voyais pas utiliser pour répondre à des questions, mais que je me suis autorisée à acheter pour répondre à des besoins créatifs.

Quelques impressions

Le Luminous Void Tarot m’évoque plusieurs choses au premier abord : la rêverie, la douceur, la créativité et l’Enfant Intérieur. Ses illustrations « floues »  et aqueuses sur un fond tout blanc produisent sur moi cette impression de regarder un rêve qui se déroule, de visualiser des apparitions. Cela me parle de notre inconscient et de notre subconscient. J’y ressens une certaine liberté aussi, à la fois dans la liberté et le côté « aléatoire » du travail mouillé-sur-mouillé et dans la liberté de cette esthétique « naïve » (au sens artistique). Au départ le jeu me semblait plus accessible pour méditer qu’autre chose. Les cartes sont très grandes d’ailleurs, j’ai apprécié d’en laisser une sur un autel ou une table de nuit pour commencer. Mais j’ai mis du temps avant d’oser tirer avec. D’ailleurs, je crois que je ne l’ai fait que 3 fois en tout, ce qui est très peu.

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Les représentations choisies sont parfois clairement inspirées du Rider Waite, on peut les reconnaître aisément. D’autres fois je me sens plus perdue dans une sorte de « surface » directe et son énergie. Je ne crois pas que cela soit un jeu facile pour les débutants, mais je peux me tromper. Il est possible que cela soit un ressenti entièrement personnel et biaisé, car je suis comme « trop » inspirée par la patte artistique de la créatrice, et que je me retrouve absorbée par cela, et pas tout à fait capable de retrouver le sens « tarotique » des lames. Il y a quelques jours, j’ai décidé de prendre le jeu pour réaliser un test d’interprétation, et voir ce qui pouvait en ressortir, et je me suis dit que j’allais vous le présenter pour illustrer l’esprit du jeu (bien qu’évidemment cela soit totalement impossible à résumer à travers une seule carte, c’est juste un exercice, un exemple).

Le cas du Cavalier de coupes

Plusieurs divergences s’offrent à moi pour m’emmener sur d’autres sentiers que celui du Rider Waite Smith.

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Déjà, le cavalier est une femme et pas un homme. Est-ce que l’artiste a effectué des lectures qui suggèrent que le cavalier de coupes est le cavalier le plus féminin de tous ? (Comme sur Labyrinthos). Ensuite, la coupe se situe sur sa tête et non pas dans ses mains, ce qui ne résonne donc pas comme un message à délivrer ou une invitation. Puis, plus de monture ici… A sa place un chien, qui est plus un compagnon qu’un moyen de déplacement. Domestique au sens de présent dans le foyer, le chien m’évoque un intérieur et non un extérieur. Ici c’est presque un espace intime pour moi. Le chien, un mélange de rouge et de marron, est loin du blanc pur de la monture du Rider original. Par contre on y retrouve bien de la lenteur et du calme, traditionnelles pour cette carte.  Ce qui m’a perturbée ici, c’est que je ne perçois pas de personnage qui arrive dans notre comme c’est le cas du Rider. Tout est très intérieur, très intimiste ici. Comme je le disais au-dessus, j’ai l’impression de me tourner vers un être vivant de mon foyer (et pas forcément un humain), pas de voir débarquer dans ma vie l’âme sœur comme c’est souvent décrit en ligne. L’amour peut être aussi fraternel, filial, etc.

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Je serais curieuse de savoir : vous, que vous évoque ce cavalier de coupes ?

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Tirages de Lune Noire

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Catégories: Banque de tirages

Pour celles et ceux qui auraient envie de faire un peu d’introspection, mais n’ont pas forcément d’idées, aujourd’hui est une bonne occasion avec la Nouvelle Lune. Voici quelques tirages glanés ici et là pour vous donner des idées.

Tirage de Nouvelle Lune par Roots of Aurora

Si vous tentez le tirage, n’hésitez pas à lui dire sur sa page originale [English spread through the link].
1. Quelque chose qui peut potentiellement guérir maintenant.
2. La facette sombre du moment.
3. La facette claire du moment.
4. Comment prendre soin de moi au mieux pendant cette phase sombre.
5. Une guidance de la Déesse Sombre

Un tirage francophone (!) de « En Suivant la Lune »

Je vous invite à rejoindre sa page pour lire les informations qu’elle donne sur ce tirage.

Le tirage de la Grotte avec Hekate par « le Page Novembre »

Ici c’est plus long, plus compliqué, et proposé plutôt pour trouver avec Hekate. Mais toutes les questions présentées ici me parlent d’une introspection que l’on peut réaliser à la nouvelle lune. Voici son article original.

Traduction proposée :

1 +2  : la grotte. Quelle chose avez-vous besoin de changer pour vous sentir plus autonome ?

3 : La décomposition. Ce que vous avez déjà laissé aller pour commencer à vivre ce processus.

4 : L’offrande. Quelle partie de vous devez-vous dédier entièrement à ce processus ?

5 : Le goutte-à-goutte. Quel message caché devez-vous entendre ?

6 : La mousse. Quelle partie de vous va croître lors de cette transformation ?

7 : La lumière. Quel est le pas le plus important, et pourtant le plus difficile, que vous devez faire ensuite ?

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Vous avez trouvé d’autres tirages pour cette nouvelle lune ? Vous voulez nous les partager ?

 

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« Des Barrières saines dans la com’ spirituelle », témoignage personnel sur mes pratiques de service

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Catégories: Echanges collectifs, Sur le cheminement du voyant

Je partage aujourd’hui une vidéo pas forcément facile d’accès (non sous-titrée, très longue), mais dont le sujet est essentiel. Ouassima et Iria Del abordent un thème sur lequel il est absolument nécessaire qu’on s’interroge tous ensemble : les bonnes relations à maintenir entre nous tous, entre clients et professionnels, mais même entre toute personne qui sert la communauté et ses membres. Difficile de revenir sur tous les points abordés, et pourtant j’aimerais beaucoup avoir le temps de le faire.

Quelques points abordés dans la vidéo  :

- L’intimité qui se créé entre les deux personnes quand on touche à des sujets si personnels (le soi, le spirituel, notre évolution…). Par extension, certains certains clients / abonnés prennent cette intimité de sujet pour une intimité personnelle, voire pensent être proches de nous (voire des amis).
- Il existe un paradoxe énorme entre nos messages de libération des individus et leur autonomie versus les personnes qui viennent nous demander qu’on leur livre toutes les réponses (dans un email, dans un tirage, etc).
- Lorsqu’une personne nous exige ainsi de lui livrer les clés pendant qu’il reste passif, et sans réfléchir : on se retrouve face à quelqu’un qui vient nous demander de l’aide, que l’on a proposé d’offrir puisque nous services sont ouverts (ou que l’on partage en ligne) ; dans ces cas-là, même si la personne nous a lu(e)s elle n’a visiblement pas compris nos démarches, mais puisqu’elle vient demander de l’aide, comment dire non ?!
- Beaucoup de personnes voient nos faces, nos noms, et pensent qu’on se met en avant, alors qu’on se bat pour du contenu, des idées, que c’est ce que l’on dit qui compte.
- Le cercle vicieux du temps nécessaire pour investir toujours plus de temps.  Nous avons besoin de beaucoup de temps pour créer des contenus et accompagner les personnes ; mais parallèlement, on a aussi besoin de temps supplémentaire, libre, pour nous ! Parce qu’on doit continuer à cheminer, à apprendre, etc, pour continuer à donner, à guider, etc.
- Un gros problème : les gens qui ne savent pas faire la différence entre inspiration et « plagiat soft ». Au départ ils sont mus par un grand enthousiaste de envers nos travaux, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils copient une personnalité au lieu de trouver leur propre individualité et de la développer. Et souvent cela finit par récupérer les contenus mots pour mots.
- Il demeure une tendance à avoir un peu peur de se montrer, d’être dans ce milieu etc ; c’est mal vu, on se cache lorsque l’on consulte une cartomancienne, etc.
- Un problème de vision : les internautes ne réalisent pas toujours la préciosité de notre temps, y compris lors des messages et y répondre ; la réalité du travail d’écriture, de conception d’idées, de vidéos, etc, n’est pas vraiment intégrée.
- Les grosses projections et transferts que font les abonnés ou les clients sur nous. Plein d’exemples sont donnés dans la vidéo : a) quand on ne répond pas à la minute, ou pas le jour-même etc… que les gens se sentent trahis ou abandonnés. b) quand on renvoie une personne qui nous a posé une question vers une formation ou un autre service que l’on a conçu, et que celle-ci pense qu’on est dans capitalistes sans âme là pour gagner de l’argent, alors qu’on a seulement écouté leur besoin, et qu’on les aiguille vers ce qui leur conviendrait mieux (selon notre opinion). Sachant qu’Iria nomme aussi très bien le fait que parfois on aiguille vers d’autres praticiens que soi; on n’est pas là pour faire de la pub aux copains, on renvoie vers quelqu’un qu’on pense être plus qualifié, ou plus adapté à votre parcours.
- Il demeure un fossé très grand entre les francophones et les anglophones concernant le rapport à l’argent.

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Quelques éléments de témoignage :

- Cela a été extrêmement dur, mais j’ai déjà renvoyé des proches ou des clients vers d’autres cartomanciens ou voyants quand je n’avais pas assez d’énergie, ou que je me sentais douteuse sur un sujet. De la même façon, sur les sujets humains, j’ai toujours essayé d’être douce, car certaines personnes prennent peur, mais j’ai souvent exprimé que telle difficulté qui prenait trop de place dans la vie d’un client pourrait ou devrait être traitée avec un thérapeute professionnel (de la psychologie). Je précise que je donne des pistes, mais que cela n’est pas ma profession, et que quelqu’un est professionnellement formé pour traiter tel ou tel sujet.

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- Des réflexes de se cacher qui persistent. Ces quelques dernières années, je me suis rendue compte que malgré un travail introspectif et sur mes Ombres concernant mon assurance et mon auto-affirmation, notre chemin n’est pas linéaire, et parfois on fait des « rechutes ». Sauf que je me l’étais un peu caché. J’ai eu beau faire des travaux et des services publics dès 2010 (notamment avec le site sacré à Morrigan et mes questionnements sur la prêtrise), et remettre le couvert en 2013 lorsque j’ai ouvert ma boutique Etsy et le site de « Sur le Seuil » (qui étaient en partie commandés, en partie dévotionnels), j’ai progressivement tu une partie des mes motivations, de mes activités. Pourquoi ? Par peur évidemment. Certaines imaginaires, et d’autres fondées. On m’a bien traitée de folle à liée dangereuse avec mes histoires de Dieux. Comment ça polythéiste ? Les Dieux ne sont que des archétypes, ça n’existe pas. Eh oui… Même dans « notre » milieu (le paganisme en gros), chacun prêche pour sa chapelle, et ce n’est pas uniquement des gens extérieurs qu’il a fallu se méfier, mais de nos « pairs ». Et ça, ce fut vraiment très dur. J’ai aseptisé mes sites de leur tendance polythéiste stricte au fil du temps. D’autant plus que je savais qu’une grande partie de la communauté française d’adorateurs de carte n’a rien à voir avec le paganisme. Il y a plein de chrétiens, officiels ou simples dévots des anges. C’est terrible de voir que je m’étais moi-même auto-censurée sans que personne ne me demande rien… A côté de la folie, il y a eu aussi tous les reproches de crise d’ego, car cet argument a bon vent, y compris dans un contexte qui n’a rien à voir. Affirmer entendre les divinités, recevoir des messages, et pire, affirmer que *le divin* nous a demandé explicitement de faire des choses et de transmettre des messages ? Ça ne plaît pas à beaucoup de monde. Cela a été perçu comme des délires narcissiques à une période. Parce qu’on est derrière nos écrans, qu’on ne peut pas vérifier, qu’on est de toute façon dans un domaine purement subjectif et non scientifique…

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- Pour ces raisons, mais également à cause du problème du rapport à l’argent, mes contenus se sont modifiés en fonction des publics. J’avais beaucoup moins de mal à être moi-même sur les sphères anglophones, autant dans les partages que les services rémunérés. Une sorte de scission s’est mise en place avec les années… Au début cela me convenait de faire le tri. Aujourd’hui, cette fracture me fatigue, et je commence à me réorganiser dans mes structures et mes projets pour ne plus faire de différence, pour tout rassembler. (Un projet à venir qui l’explicitera)

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Voilà. J’aurais aimé vous en dire beaucoup plus, mais le temps manque. Je pose déjà cette première pierre, qui vient apporter de nouvelles idées, et compléter aussi les postes précédents de ma série sur le cheminement du voyant.

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Le dérapage de l’édition de l’Oracle des Runes chez Trédaniel

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Catégories: Présentations de jeux

Préambule :

Cet article n’engage que ma petite personne. Je l’ai écrit moi-même, pour mon propre compte. Il est le reflet d’une grosse exaspération vis à vis de certaines grosses entreprises, ici une maison d’édition, qui sont tellement fructueuses et anciennes qu’elles se croient parfois au-dessus de tout. Attention, je ne dis pas que ça leur arrive tous les quatre matins. Mais quand même bien une fois, ça reste assez grave, surtout en l’absence totale d’action. Il serait bon que ce genre de pratiques disparaissent du milieu de l’édition et fassent l’objet d’un mea culpa systématique. Et oui, comme j’ai râlé, moi j’ai été dédommagée : j’ai reçu gratuitement une nouvelle version du jeu. Mais ça a été le fruit d’un énervement et d’un stress de plusieurs mois (au moins 8). Et ça ne corrige pas tout ce qui est expliqué plus bas, encore moins le fait que tous les  autres clients n’aient pas eu réparation et qu’on continue d’entretenir le flou, probablement pour ne pas perdre de l’argent sur le stock raté.

Entrons dans le vif du sujet

Voilà un sujet qui m’a frappée de pleine fouet. Un truc inadmissible à tout niveau, dont personne n’a parlé. Du coup, je pense qu’en lisant le titre plein de personnes vont se demander de quoi je parle. Qu’est-ce qui ne va pas avec l’Oracle des Runes ? Que s’est-il passé ? Et bien si vous l’avez raté, sachez que Trédaniel a publié l’Oracle des Runes avec une carte « défectueuse », passée totalement à la trappe par l’éditeur, et donc on la découvre en ouvrant le jeu : la carte Eolh est décentrée. Décentrée, juste ça ? Oui, » juste ça ». Vous avez une carte dont l’illustration a techniquement « glissé vers le bas », mais là en l’occurrence elle est carrément coupée en bas.

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Comparez le centrage normal d’une carte sur « Ass » avec le raté de la carte « Eolh » :

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Un problème en soi plutôt banal, qui peut arriver techniquement. Mais je tiens à souligner qu’il y a plein de paramètres qui soulignent que cet accident est particulièrement problématique et grave, dans son déroulement et sa (non) gestion a posteriori. Personnellement j’ai été saisie, perplexe, et choquée.

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1°) Premièrement, la taille du jeu. Lorsqu’un jeu possède 78 cartes, on peut imaginer qu’il est facile qu’une petite erreur s’y glisse, et que cela soit plus dur de la repérer. Mais quid du jeu de l’Oracle des Runes, qui ne comporte que 24 cartes !?! Quand tu passes ta maquette en revue, ça va, niveau charge de travail, on est loin des 78 ! (Et personne ne se serait attendu à ça chez Grimaud sur un tarot à jouer je pense; une erreur pareil d’une maison professionnelle, ancienne, c’est juste hallucinant). Alors oui, il faut relativiser : y a probablement plusieurs contrats en même temps, la personne qui revoit tout ça a plusieurs projets sous le coude, et pas juste les 24. Mais malgré tout, sur le projet donné, y a plus de facilité qu’un autre jeu.

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2°) Deuxièmement, une autre propriété spécifique à ce jeu-ci : une régularité visuelle à toute épreuve qui permet de déceler tout de suite un problème (ce qui n’aurait pas été le cas sur un autre oracle). En effet, les 24 illustrations sont toutes dessinées à l’intérieur d’un cadre noir. Et pas juste une bordure en haut et en bas, mais bien un cadre ; c’est comme de regarder un tableau déjà encadré. Toutes les cartes ont la même structure visuelle, elles sont toutes centrées sur le rectangle de papier de la même façon, etc. Du coup, si une des illustrations se décale, soit sur la maquette informatique, soit à l’impression, normalement tu le vois tout de suite vu que toutes les cartes sont « identiques » visuellement ! Il ne s’agit pas de repérer dans une oracle avec 62 cartes entièrement différentes où sont les petits décalages… Cette erreur est donc juste énorme, et tellement visible !

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3°) Troisièmement, la taille et l’expérience de cette maison d’édition. Ce jeu n’a pas été auto-éditée par les artiste et auteure, qui n’avaient pas d’expérience. Il a été édité par des professionnels du livre qui ont un catalogue immense et une grande ancienneté. Contrairement à une petite maison d’édition, chaque employé aura son rôle précis, et ne va pas cumuler les casquettes, ce qui a tendance à surcharger et à faciliter les erreurs en période de « rush ». Non, vous avez un maquettiste et probablement des superviseurs. Il y a l’avant, la préparation ; il y a l’impression, qui est normalement réalisée par un imprimeur, en contact avec les employés de le maison d’édition ; et il y a l’après, normalement un « test run », c’est à dire une impression test, pour avoir un exemple du produit fini et de vérifier que tout est en place ; et c’est seulement ensuite, il me semble, qu’on lance les impressions en grand nombre. A mon niveau, je ne peux pas dire si c’est à l’étape de la maquette qu’il y a eu une erreur, ou si le problème est arrivé du côté de l’imprimeur. On n’a pas moyen de le savoir. Mais toujours est-il qu’une chaîne de production est en place, avec ses acteurs, ses responsables, ses vérifications, etc. Là il y a eu rupture dans la chaîne pour obtenir ce résultat.

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4°) Quatrièmement, pourquoi n’a-t-on rien entendu après la publication ? A partir du moment où la maison d’édition, qui est en tort, s’en rend compte, pourquoi ne fait-elle pas un communiqué ? Si on part du principe qu’ils sont un peu « vieux jeu » (façon de parler), et qu’ils ne sont pas présents sur les réseaux sociaux (Instagram inexistant alors que c’est le support majeur avec Facebook dans notre milieu ; ils ont un twitter, mais poster là-bas ne nous touchera pas, etc). J’ai regardé hein, j’ai cherché, sur google et pas seulement, mais il n’y a eu aucune communication à ce sujet, ni pour prévenir les utilisateurs, ni pour s’excuser aux gens qui l’avaient acheté, rien… C’est juste une absence totale de professionnalisme à mes yeux. Le message envoyé est : « on s’en fout en fait ». Tu nous as donné ton argent et on a merdé ? Ah bah c’est pas grave, on a l’argent, c’est bon pour nous… J’exagère exprès pour souligner l’absurdité du phénomène. Le petit accident qui aurait dû être évité dès le départ, au moins il aurait pu avoir sa petite gestion de crise de base. Il aurait pu vite être oublié par des excuses ! Juste le processus normal de communication quand on a fait une erreur.

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5°) Cinquièmement, une absence de gestion du problème généré pour l’utilisateur. Non seulement il n’y a pas d’excuses, mais on fait comme si le problème n’existait pas ; tous les acheteurs qui ont été lésés n’ont aucune solution qui leur est proposée ! On ne les contacte pas, on ne s’excuse pas, on ne leur propose rien. Pardonnez-moi d’insister, mais même des créateurs indépendants, qui débutent sur kickstarter ou autre structure, se seraient déjà fait insulter des centaines de fois alors que ce sont des débutants et pas des professionnels experts ! Et là personne ne fait rien.

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6°) Sixièmement, si je n’exagère pas, je dirais que la passivité totale continue vis à vis du traitement de l’information et de l’action de correction. Si j’étais sceptique, je dirais qu’on nous prend pour des jambons, et que l’étiquetage est carrément malhonnête, car on ne nous oriente même pas en terme éditorial. Bah oui, si jamais vous ne faites pas de communiqué, et que vous ne rappelez pas à vos frais tous les jeux perdus… bah vous ne perdez pas d’argent. Les gens ne sont pas au courant, ils vont continuer d’écouler tout le premier stock défectueux chez les revendeurs !

Quand je dis qu’en termes éditorial rien n’a bougé, de quoi je parle ? De l’objet en soi, de la réimpression. En imaginant que chacun se débrouille tout seul pour obtenir la nouvelle version… Comment fait-on ? Comment le sait-on ? Comme je le relève dans la vidéo, cela n’a pas été acté en terme d’édition, d’impression : quelle différence entre les deux boîtes ? aucune. Y a-t-il un libellé ? Bah non. Ils n’ont changé ni le titre, ni la couleur de la police, ni le dos, … rien. Ils auraient pu ajouté juste un bandeau, ou même une ligne d’écriture quelque part indiquant « réimpression », mais rien. En quoi est-ce que c’est normal cette démarche, sincèrement ? Est-ce honnête ? Sérieusement, j’ai été obligée de faire une vidéo pour prévenir les viewers, et d’y observer par moi-même la boîte sous toutes ses coutures pour lui trouver un micro détail qui puisse nous renseigner ! Car il y en a eu un, rikiki, au final : ça se joue au niveau du chiffre du prix et de l’IBSN (même pas du code barre). Le prix est devenu légèrement « en gras », et jaune. Mais j’ai dû l’observer vraiment bien pour m’en rendre compte, car les autres fois que j’ai regardé la boîte en solo, je n’avais pas trouvé ce détail. Et ce qui me gêne ? Il est discret. Il n’est pas inexistant, donc cela veut bien dire que quelque chose a été très légèrement modifié. Mais pourquoi seulement très légèrement modifié, plutôt que clairement modifié ? Mon scepticisme me dit qu’on l’a rendu discret… pour que ça ne se voit pas. Franchement c’est carrément douteux (pour rester polie).

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7°) Et ça ne s’arrête pas là ! Quand j’ai fini par recevoir mon jeu par la poste après avoir fait la chiante par email 3 à 4 fois, je me doutais qu’ils n’auraient pas encore modifié leur site (bien que ça ne soit pas professionnel non plus), surtout que je n’avais toujours rien entendu. « C’est trop tôt » je me suis dit. Alors par curiosité, quelques jours après la vidéo, il m’a pris de retourner sur leur propre site pour vérifier si quelque chose avait été mentionné. Après tout, il faut leur laisser le temps, et le bénéfice du tout. Mais non ! Comme vous pouvez le voir, non seulement on ne mentionne pas l’erreur, mais en plus on n’a même pas changé les images de prévisualisations du jeu ! On a laissé les anciennes…. dans le genre, ça ne vous crie pas « on s’en fout » ça ? Ah ouais, on a dû refaire imprimer le jeu, on a même modifié le design, mais sur le site où vous le vend, on l’a pas dit, quand vous voulez voir la tête du jeu, c’est toujours l’ancienne… Et je serais vraiment curieuse de savoir laquelle ils vendent sur leur site ! Vu que les images sont les anciennes… est-ce qu’ils écoulent leur vieux stock mal imprimé aussi ? Ou bien est-ce que vous recevez la nouvelle, qui ne correspond pas à ce que vous avez vu ? Sans rire, c’est vraiment minable…

Admirez-donc l’ancien design avec son bandeau blanc + ses runes rouge en haut à gauche et en bas à droite des illustrations.

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Comparaison entre l’ancienne impression et la nouvelle :

Comme je le disais dans la vidéo (pour ceux qui regardent avant de lire; voir plus bas), visuellement on a modifié peu d’éléments. Mais retirer les runes rouges qui accrochaient le regard, et surtout la question du bandeau blanc qui défigurait les illustrations, ça change tout ! Vous pouvez observer toutes les lames une à une dans la vidéo, l’effet de ces modifications est radicale. Je ne veux pas prévisualiser un jeu (la version 1) sur un site de vente et obtenir un autre produit (v2). Et je ne veux pas chercher un produit (le 2) et obtenir en fait la v1, parce que ça n’était pas écrit sur la boîte !
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8°) Au passage, la maison d’édition a également laissé sur le carreau 2 de leurs artistes et une auteurs. Un manque de franchise, de transparence, de communication, de service… Une mise en danger même ? Elles auraient potentiellement pu être la cible des consommateurs alors qu’elles n’y sont pour rien. Elles n’ont pas été intégrées dans cette chaîne de vérification, elles n’ont pas été prévenues, et elles n’ont même pas pu le vérifier par elles-mêmes, puisqu’elles m’ont dit qu’elles ont reçu leurs exemplaires de jeux au moins une semaine après la vente en magasin ! Les acheteurs ont eu le jeu dans les mains avant elles…

Le mot de la fin

Le tableau dressé ici est très noir, parce que je pense que le problème est grave. Mais nous pouvons relativiser en se rendant compte que ces pratiques se corrigent selon moi très facilement. Une fois de plus, pour une maison de cet ordre cela ne devrait pas être compliqué, ils ont tous les outils en main pour ce faire. Surtout que cela requiert des actes très simples (écrire aux auteures, écrire aux clients, écrire sur leur site (excuses) ; refaire les captures de la nouvelle édition et changer les images sur le site de vente ; revoir leur organigramme et la chaîne de vérification des maquettes…), franchement rien de sorcier. La confiance des clients cela se mérite et se gagne. Or il nous ont quand même montré qu’ils sont capables de faire mieux, de produire un bon travail : la nouvelle version est tout simplement meilleure que la première, mieux designée, plus juste visuellement, et dans le respect de ce que les auteures avaient demandé.

 La vidéo :

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