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Réflexion du moment : le besoin de vérité

Certains oracles sont vraiment très bons pour soutenir les périodes difficiles, aider à réaliser son introspection. J’ai souvent eu plus de facilité à procéder ainsi avec les oracles qu’avec les tarots. En ce moment, c’est l’oracle cristal qui me manque beaucoup, et que je regrette d’avoir laissé en France. Je me suis souvenue que l’auteur avait sur son site un simulateur, alors même si ça n’est pas pareil je suis allée faire un tour. Clairement un besoin de me retrouver en ce moment, de reconnaître, de refaire émerger depuis les profondeurs qui je suis, ce que je désire, et de l’exprimer, sans filtre. Je me suis dit que ça pourrait peut-être parler à d’autres personnes en ce moment :

 

La Vérité

Sens et valeur

Bien souvent, tu t’arranges avec elle. Tu la séduis, tu n’en montres qu’un bout. Toute vérité est-elle bonne à dire ? Qu’est ce qu’on gagne à dire la vérité ? Existe-t-elle vraiment, que signifie-t-elle ? Les questions sont innombrables pour tenter d’en toucher l’essence. Je te propose d’aller à ce qui est simple, à ce qui est sans pli, d’avoir cette vision radicale qui élague le superflu. Personne ne détient la vérité. Elle ne se possède pas, nul ne peut l’avoir. Elle demande une exigence d’être qui emprunte la voix de la sincérité, de l’authenticité et enfin se révèle dans sa splendeur. Jésus-christ disait : Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Il disait je suis et non j’ai. Cela sous-entend un laisser être.

Il laissait être la vérité en lui, il la laissait émerger en s’abandonnant, en lui laissant la place. La vérité ainsi vécue est une lame tranchante qui ne souffre d’aucun compromis. Une partie de notre être peut voir cette vérité prendre place et se sentir pris par une force qui la dépasse. Cette vérité ne se présente qu’à celui qui ne veut rien, qui est si confiant qu’il abandonne les rennes. Peut être as-tu déjà vécu un tel état ; c’est plus fort que toi, tu dois exprimer ce qui en toi se bouscule. C’est comme une libération, presque une extase. La vérité te prend et te plante dans l’instant présent, l’instant d’après c’est une autre vérité mise à jour. La vérité éclaircit le chemin entre la réalité et ce que tu penses d’elle. Elle a le pouvoir d’intégration et de liaison. Bien sûr, elle peut faire des vagues dans ce monde plutôt tourné vers l’évitement et le mensonge. Elle peut déclencher des attaques cinglantes. Être sincère, c’est se mentir sans en être conscient et être persuadé que l’on dit la vérité. Etre honnête, c’est dire la vérité après coup, quand tout a été casé dans les bonnes cases, réfléchi, digéré. Être vrai, c’est dire ce que tu sens, comme tu le sens, au moment où tu le sens. Quelle joie, lorsque tu t’es laissé exprimer ce que tu sens.

Tu es en accord alors avec ton ressenti intime et tu le manifestes dans le monde, en toute simplicité. C’est le fait de retenir qui souvent rend ton expression maladroite ou violente, si tu laisses être, ton verbe devient juste. Va et vis ta vérité, elle te demande et te donne force et courage. Tu retrouves ta parole vraie, celle qui met à nu et ose l’inutile. Tu deviens un être humain véritable.

Parole Intime

Je suis en toi ce qui te pousse souvent malgré toi à être vrai. Je trace un chemin des profondeurs de ton être à ta divine surface et je m’expose là ; pur joyau de ta vérité. Tu as vécu, tu vis encore dans un monde de mensonges. Mentir toujours, partout et avec tous. Ne jamais exprimer la vérité de ce qui est vécu et ressenti dans l’instant mais cacher, ne rien dire, remettre à plus tard, transformer tout, tenter même de faire taire ce qui s’entend au delà de ce qui est dit, retenir. Il ne s’agit pas d’avoir raison, il s’agit d’être vrai. Tout ce qui vient, coule entre la source et tes lèvres a le droit d’être bu, vu, offert en parole, tout, sans tri ni barrage. Être vrai ne demande aucun pouvoir sur, aucun combat contre, aucune défense de. Être vrai se vit hors raisonnement, cloisonnement. Justement dans le fait de laisser à ce qui vient la liberté de venir tel quel.

Je suis en toi cela ; l’énergie du verbe, de la parole vraie. La parole en tant expression, geste, mot, silence qui s’ancre dans la vérité de vivre, dans le vécu du réel. En somme, la vérité est une manière d’être au monde qui te correspond. La surface n’est plus en contradiction avec ton intime profondeur. C’est un équilibre, une justesse. C’est une tentative d’exactitude entre le subtil de l’intérieur et le subtil du dehors. C’est un exercice de pointe qui t’engage à te tenir à la fine pointe de ton âme, toujours à l’endroit exact où elle entre en contact. La vérité vacille en ces fondements, risque la chute, se prend pour son propre reflet, s’éprouve à respirer l’air des mensonges et continue pourtant et malgré à se tenir dans l’émerveillement d’oser se manifester. Elle sait qu’elle seule permet le renversement paradoxal d’une manière d’être à la vie ; un monde plus vrai est forcément un monde où tu deviens libre d’être vraiment toi ! Et ce monde n’apparait que lorsque tu t’y risques, comme jailli des profondeurs. Tu possèdes entre tous cette volonté, ce désir d’être vrai. Comme un sérum, ton âme coule en tes veines pour qu’ici affleure l’amour. Je t’aime de cela, pour de vrai !

Au ras des pâquerettes

Engage toi envers toi même à être de plus en plus vrai et en accord avec toi. Constate qu’être vrai avec l’autre, c’est simplement dire ce que tu sens au moment où tu le sens et comme tu le sens ! Essaye et vois tes relations s’éclaircir.

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Printemps, créativité et tarot

Quelques idées qui traînaient dans un coin de ma tête depuis le mois d’avril.

Réflexion générique sur les énergies du printemps

Récemment, j’ai cru remarquer que quand je me sens créative, j’ai très souvent envie de pratiquer les cartes, comme si ça me démangeait. On dirait que les énergies qui sont réveillées chez moi sont tout à fait proches / sœurs des énergies que je ressens quand je pratique avec les cartes. Je bourgeonne, je bouillonne, ça peut aller dans un sens (créativité) ou dans l’autre (tarot). Comme une sorte de miroitement d’énergies, la balance oscille. Mais dans tous les cas ça tire, ça prend aux tripes ce sentiment nécessaire d’expansion vers l’extérieur. De matérialisation et/ou d’expression. Or justement, quand le printemps est enfin arrivé ici au Québec ce début avril, avec peine car le vent mord encore d’un souffle givré et glacé du nord, mais les températures remontaient un peu, le soleil chauffait sûrement. La lumière était belle, plus intense. La percée d’énergies projectives, en action, en expansion, a été aussi soudaine et frappante. Mes envies de découvertes, d’art, d’énergies, se sont réveillées tout d’un coup juste à ce moment là, avec l’envie également de créer, de faire des choses de mes mains, d’exprimer, de sorte que j’ai relancé un atelier créatif groupé. C’est comme une soif puissante, l’envie de m’abreuver de belles choses. Et le tarot est rentré dans ce cadre. Il n’est pas du tout question de vouloir acheter ; plutôt un besoin de voir, de ressentir, de vibrer ; j’ai parcouru beaucoup de photos de jeux et de cartes que j’avais ratés, et je ressentais un plaisir fou à observer simplement. M’abreuver de couloirs, de textures, de techniques créatives. Découvrir des univers, des palettes d’énergies, vibrer selon les jeux. Ça tombe bien car j’ai reçu deux nouvelles pièces qui se prêtent à l’étude, pour remplir ce frétillement de la découverte qu’est l’ouverture d’un nouveau jeu, avec le même plaisir des textures, du papier, de la pâte artistique.

 

Printemps, créativité et Wild Unknown

Après la réception des cartes d’Algariel, j’ai enfin senti un changement clair, comme un voile qui se lève, après tout ce temps passer à le laisser de côté. Le Wild Unknown tarot s’est enfin ouvert à moi. C’était le bon moment, je me suis offert ce cadeau, et la réception a confirmé que c’était le cas. C’est un vrai plaisir ! La fameuse boîte cartonnée très robuste, très bien illustrée, pratique. La texture des cartes m’a beaucoup surprise, elles tintent d’un son très particulier en les mélangeant et en les tirant. Puis voir de mes yeux le graphisme unique de Kim Krans. Le dos hypnotique, et surtout les cartes côte à côte, en tirage. Sur un autel, une table de chevet, à côté du plan de travail, répandre ces énergies particulières. Or, ce qui m’a clairement marqué, c’était l’étrange synchronicité temporelle : commander ce jeu au printemps, le recevoir dans ce moment très particulier, et ressentir directement à son contact un prolongement de la même dynamique créative. A plusieurs moments je me suis fait la réflexion que je ressens des énergies vraiment très proches de celles avec lesquelles je suis en contact quand je crée : des textures de crayon, de feutres, de papier, des lignes géométriques, des couleurs et vibrations, certains lieux… M’est alors venue l’idée de ce petit article témoignage sur l’étude du jeu et sur ma propre créativité. J’ai pris les cartes en main, faces visibles, et j’ai tenté de voir si certaines cartes m’inspiraient particulièrement pour ce printemps. Voici la sélection pour illustrer ce que je tente de décrire dans cet article, le rapport entre les énergies créatives que je connais, et celles du tarot :

 

The Empress

Pour une raison que j’ignore, cette carte m’a renvoyée à un sanctuaire. Probablement à cause de la protection offerte par la nuit ici. Dans mes pratiques, je me sens toujours bien quand il fait sombre ou nuit. C’est plus silencieux, plus feutré, plus calme. Ici j’avais l’impression d’être à l’intérieur de l’arbre comme on le serait dans un cocon. Quand je crée c’est souvent un peu comme cela : c’est un « lieu » refuge, je dois m’y sentir bien, confortable, en sécurité. Un peu comme on crée un nid ou creuse un terrier. J’avais associé à cette carte un fil rouge, correspondant à la couleur du feuillage extérieur de l’arbre. On peut trouver dans cette carte un évoque de la protection de la paroi utérine. Il y a une forme de délicatesse féminine. Souvent je me rattache à ce genre d’images et de traditions par un fil rouge. Et par le tressage et le tissage.

 

6 of Cups

J’ai été surprise au départ de voir cette carte, car l’arbre paraît « mort ». Mais au final je me suis reconnue dans ce qui se passe sous la terre. Cette carte m’évoque clairement des lieux et activités de mon enfance : quand je voulais passer tout mon temps dehors, même en hiver. Quand je jouais dans le jardin, avec les vieux ustensiles de cuisine délaissés par ma mère, et que je jouais à cuisiner des salades de fleurs. Ce feu d’artifice de couleurs me rappelle les pétales et les feuilles toutes mélangés dans ma casserole. Cette même adoration que j’avais pour les formes, les textures, les couleurs. Une liberté invisible sous la terre qui se déploie. De la sève, de la vie, des forces nourricières et créatives. En travaillant avec, j’avais ainsi associé de chaque côte des matières et activités qui me rappellent la terre : des fils de couleur brunes, pour tisser / tresser, monter des colliers, et des perles de bois et d’os.

Sons of cups

Une énergie que je perçois comme étant plus masculine étrangement. Mais j’ai ressenti un flot couler de la carte, qui m’évoquait le même mouvement d’expansion vers l’extérieur, d’expression de forces maintenues en soi. La coupe était presque lumineuse et animée quand je l’ai prise en main. Des rayons colorés qui sont à cheval entre ceux qui se trouvaient sous l’arbre du 6 de coupes et ceux qui suivent dans l’as de bâton. Mais ici, la nature d’eau rend la vibration et le rayonnement beaucoup plus doux et diffus. Cependant il y a quelque chose à offrir autour de soi, très clairement. De la chaleur, de la générosité. Une forme de canalisation de toutes ces forces qui nous traversent. Plus qu’une coupe, c’est un peu comme le haut d’un puits / tunnel qui déborde. C’est dommage que je n’avais pas pris de notes sur mon ressenti car il est très lointain aujourd’hui. Mais j’avais cru apercevoir un aspect créatif avec lequel je travaille moins souvent, ou, je veux dire, qui apparaît moins évident que les cartes habituelles. Mais dans tous les cas, je suppose que ça résonne pas mal ma façon de créer. Autant avec les cartes que dans les choses créatives et plastiques, je suis un conduit.

Ace of Wands

L’as de bâton est la carte la plus évidente du jeu, et aussi dans le tarot en général. C’est la carte qui ouvre la suite de feu, créative par excellente. Ici c’est littéralement une explosion de lumière et de couleur. Le léger dégradé du jaune au rouge, qui rayonne de toute la chaleur du soleil, et de la vie qui explose au printemps, en tout cas ici avec énormément de vigueur. Au centre c’est également une évidence; une branche qui bourgeonne, et même d’ailleurs qui donne déjà des fleurs.

10 of cups

Dès les premiers instants, j’ai su que cette carte allait beaucoup m’accompagner. Elle me fait sourire, elle me fait me sentir bien. Tout de suite je l’ai adorée, sans savoir pourquoi. Et puis lors des petites méditations sur les énergies du tarot et de la créativité, j’ai trouvé ma réponse. Je me vois en fait dans cette carte. Elle me rappelle les énergies que je côtoie, qui m’entourent, quand je crée des mandalas. Les couleurs vives qui ont l’air de vibrer, d’irradier, la construction géométrique, les « pots » qui sont comme des portes d’où coulent les énergies…. Je me vois dans mon tourbillon, en train d’essayer de capter et d’extérioriser ce que je ressens. La tentative de créer, d’édifier quelque chose à partir de ces sensations. J’ai également des impressions de texture, comme celle d’avoir des « poils » dans la bouche, des fibres. Comme lorsque l’on suce le bout d’un fil à coudre effiloché pour réussir à le rentrer dans le chat. Quand je travaille avec certains types d’entités, d’esprits, je peux avoir l’impression d’avoir des fibres dans la bouche. Et ici les vibrations m’évoquent également cela. De la même façon que le cercle blanc qui se dégage autour des rayons / fils n’est pas sans rappelé un cercle de tissage.

Une réflexion à suivre dans l’avenir peut-être. En tout cas, ce jeu est arrivé exactement au bon moment.