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La découverte de l’Oracle des Reflets

Avec le temps, je tente d’essayer de percer à jour certains jeux qui me résistent. Récemment, ce sont plutôt des oracles que j’explore, et après un sacré paquet de temps maintenant (deux ans?), je me saisis de l’Oracle des Reflets pour sympathiser. Etant donné que les tirages me laissent encore perplexes, j’adopte la technique que l’on voit partout : tirer pour la veille, ou pour la journée en cours, et trouver dans son environnement, dans les événements, les correspondances qui pourraient donner du sens à la carte. Jusqu’ici, l’Oracle des Reflets a eu l’air d’être d’une autre langue que la mienne ; ses symboles ne sont pas les miens, et je n’arrive pas à déchiffrer ce qu’il me dit. Alors chaque semaine, ou dix jours, ou parfois deux jours d’affilée, je tire une ou deux cartes, et j’essaie d’étoffer mon « vocabulaire ».


Ce tirage-ci d’il y a plusieurs semaines est un bon exemple de ce qui peut me laisser perplexe :


Le contexte était la gestion d’un deuil, et au premier abord, il me donne des cartes contradictoires (selon la façon dont on les voit).

  • A) La première carte, le lâcher prise, est à priori à l’opposé de la carte de l’ancre qui donne stabilité et ancrage (par définition). Faut-il alors lâcher prise ou tenir bon ?
  • B) Une autre possibilité serait de ne pas voir de lien entre les deux cartes ; le conseil préconisé est le lâcher prise, peut-être par rapport à l’argent (mais on va voir le problème plus tard), et, paradoxalement, de bien s’ancrer physiquement et spirituellement pour traverser le deuil (mais en lâchant prise). Exemple typique du flou d’un tirage sans question, ou surtout, sans « position » (position = signification pré-définie avant tirage pour chaque carte tirée ; ex: carte 1, le passé, carte 2, le présent, carte 3 le futur).
  • C) Un autre problème de vocabulaire se pose : il ne s’agit pas d’un deuil familial, donc a priori je ne vois aucun rapport dans la carte de l’argent ; il n’y a rien à gagner, c’est une ancienne connaissance.

Du coup, je demandais au hasard d’Instagram, et je prends le temps de le faire ici, si certains d’entre vous y verraient des choses qui me sont pour l’instant inaccessibles. Que vous connaissiez ou non l’Oracle des Reflets, que vous évoqueraient ces cartes ?

Note : Comme je le disais sur Facebook, j’ai beaucoup d’idées et d’envie en ce moment bien que le temps me fasse défaut. Mais j’ouvre ici une catégorie de travail avec l’Oracle des Reflets dans l’espoir de poster des explorations régulières (comme j’avais commencé avec l’Oracle Bleu), et j’inaugure aussi une autre catégorie qui me titille depuis un bon mois déjà : les « exercices d’interprétation », qui serait sûrement renommé (ce sont des présentations de cas problématiques, des illustrations de ce qui pose problème quand on analyse un tirage).

Le Mystère de la nouvelle année

A ma grande surprise, mon nouveau compagnon a choisi de m’offrir spécifiquement quelque chose pour m’encourager dans mes passions et les choses qui m’importent, allant explorer ma wishlist et m’offrant le Tarot d’Ostara pour Noël. C’est un véritable plaisir de découvrir ce jeu qui m’attirait depuis longtemps ; c’est une amie qui me l’avait montré pour la première fois, j’en avais raté sa campagne indépendante lorsqu’il était encore à tirages limités, la mort dans l’âme.

 

Comme beaucoup d’entre vous doivent l’expérimenter, quand on ouvre un jeu de tarot, on salive bêtement en regardant les cartes une à une. Et une deuxième surprise est venue se glisser dans le paquet : je n’avais pas de 6 de coupes, mais un 2 d’épées à la place, si bien que je me suis retrouvée avec deux 2 d’épées. Autant dans un autre cas j’aurais peut-être laissé cela de côté sans y réfléchir, autant ici j’ai ouvert le jeu entre Noël et le Nouvel An, en pleine période traditionnelle du Solstice d’hiver (souvent appelé Yule). Du coup, je me suis mis à me demander comment interpréter ce « manque » et ce doublon. J’ai quelques pistes, qui vont probablement reposer dans un coin pendant un moment, mais j’aurais le 6 de coupes et le 2 d’épées en tête dans l’année à venir, comme sorte de cartes guides. Comment verriez-vous cette dynamique si vous aviez reçu le même jeu, avec le même défaut, au nouvel an ?

Au passage, j’en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2018. Pour ma part, je souhaite poursuivre toujours plus avant l’aventure de ce blog, écrire plus, tenter quelques vidéos, et ce que j’espère également, c’est d’avoir le grand plaisir de vous lire et de continuer à échanger autour des cartes.

Plonger dans les eaux

Rien qui ne n’apparaisse certain et évident, et pourtant, au fil des semaines, c’est bien de cela qu’il s’agit : plonger. Après avoir tourbillonné, dansé à la surface, m’être absorbée dans les effluves qui remontaient des profondeurs, il a bien fallu reconnaître la puissance de ce qui se tramait dessous et s’arrêter un instant. C’est bien de prendre son temps parfois, et de tâter la température de l’eau comme un chat… Mais c’est aussi une fuite.
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La Reine de coupe est traîtresse en ce qu’elle peut facilement renvoyer une jolie image de soi, pleine de magnanimité et de « maîtrise » des flux. Cependant, si elle n’y prend pas garde, elle est également capable de se laisser absorber dans sa vision, dans les jeux à la surface du calice de vision (scrying bowl), de se laisser emporter par les flux passivement. La scène est paisible, presque idyllique. Mais quand on suit son regard, on remarque qu’il n’est pas là.
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« Dig deeper. » 
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La réponse n’est pas par là. Alors approche-toi. Plonge dans ses yeux : que vois-tu ? Où te trouves-tu ?
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Un peu trop gros pour être une coïncidence, c’est la Grande Prêtresse qui se trouve derrière la Porte des Eaux. Inclinée dans son versant sombre, caractéristique du Revelations Tarot, elle apporte directement sur un plateau l’Ombre (shadow work) qui a été repoussée jusqu’ici avec un peu trop de légèreté. Tu ne veux pas voir ? Que crois-tu qu’il va se passer si tu refuses ? Si tu laisses l’inconscient mariner dans son jus, il prendra facilement le pouvoir pour te submerger.
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Tu veux guérir et laisser le passé derrière-toi ? Alors fais-tomber le masque.
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L’Aventure de la modification des tranches !

Il y a quelques temps déjà, j’avais publié sur Youtube une petite vidéo (7 min) où j’expliquais que j’allais me lancer pour la première fois dans la modification d’un ou deux jeux de cartes.

 

 

Pour moi, c’était quelque chose de vraiment inenvisageable.

Je voyais le jeu comme un tout, je me connais pas très adroite donc j’avais peur de tout gâcher, je pensais au travail de l’auteur, de l’artiste, et de l’éditeur… Je ne pouvais pas m’imaginer avoir besoin ou envie de changer quelque chose. Et puis le temps a visiblement fait son oeuvre. Moi qui suis pourtant très simple et très sobre, j’ai eu, pour la première fois, la vision de deux jeux qui avaient désormais un « manque » dans ma vision : l’oracle et des sirènes et les cartes d’Algariel. Deux très jolis jeux, mais qui avaient un petit détail manquant : des tranches non « complètes ».

- La bordure fine et noire des cartes d’Algariel est vraiment agréable à l’oeil, et bonne pour « ceinturer » les illustrations. Et pourtant, après deux ans, je me suis rendue compte de quelque chose en les mélangeant : mais pourquoi est-ce que les tranches étaient blanches et non noires ? Tout d’un coup, le jeu était incomplet dans mon esprit ; pour aller au bout de la vision d’Alcide, et de la réalisation et des cartes, il fallait que cela soit totalement noir.

- Et puis l’oracle des Sirènes s’est mis à me « parler » (au sens métaphorique). Les sirènes sont dans certaines représentations des collectionneuses au même titre que les pies (ou que les fées ?) ; dans certaines légendes, elles incarnent la féminité et la beauté. La boîte du jeu tape dans l’oeil avec son nom en doré, et je me suis demandée brutalement : mais pourquoi la tranche des cartes n’a-t-elle pas été prévue dorée elle aussi ?? Alors pareil que pour les cartes d’Algariel, j’avais soudain un manque visuel et énergétique, il fallait la « bonne » tranche.

Puis il y a avait le côté pratique.

Le « problème » pour moi, c’était de trouver comment refaire les tranches. Je me suis demandée si un simple marqueur noir de base, même pas de marque, ferait l’affaire ; ou alors fallait-il que j’achète un marqueur de marque ? ou alors carrément un marqueur spécial à dessin ? Et puis je suis entrée dans le monde des marqueurs, y avait ceux à dessin (mais alors c’est quoi les autres qu’on utilise d’habitude? en arts plastiques au collège, je n’ai jamais acheté quelque chose de spécifique…), les marqueurs à l’alcool, ceux sans alcool, les nouveaux marqueurs « pro » pour faire des beaux dessins, du comic book etc…. wow, je me suis retrouvée perdue.

Alors quand j’ai commencé à réfléchir pour le marqueur doré, là mon cerveau a explosé haha. Y a doré et doré en fait. Y en a des plus « chauds » des plus « froids », y en a qui peuvent baver, d’autres soit-disant pas…. Alors j’ai discuté avec une vendeuse là où j’étais, et son avis était qu’un marqueur à l’alcool ça bave (il y a comme une tâche translucide autour de votre écriture colorée), donc plutôt prendre autre chose. J’ai suivi son conseil, et j’ai pris une gamme spéciale sans alcool, les « Shake » que je présente dans la vidéo. Et je crois avoir acheté un doré et un noir. Ou seulement un doré, flûte, je ne sais plus, et tout ça est rangé dans un carton quelque part. Bref.

Au final, j’ai utilisé ce marqueur spécial doré pour les cartes de l’oracle des Sirènes,

et j’ai été déçue. Ce n’était pas du tout aussi facile d’utilisation que je pensais. Pour faire marcher le feutre la première fois, j’ai vraiment dû le secouer des plombes, et pomper pomper pour essayer de le faire écrire. J’ai eu super peur de m’être faite arnaquer…. mais j’ai vu qu’il était écrit quelques minutes sur le feutre, donc j’ai pris mon mal en patience, et ça a fini par marcher. Sauf que, le flux n’était pas constant. Tantôt j’en avais un petit peu, tantôt beaucoup beaucoup (et c’est seulement là que la vraie couleur dorée se révélait). Mon travail au final était vraiment inégal, ça se voit sur les photos. Aussi, quand le flux était important, et bien…. ça bavait partout. Alors ça n’a pas taché les cartes à proprement parler, mais j’ai dû vraiment passer du temps à tout essuyer.

D’abord un aperçu global, paquet neutre / paquet doré.

Puis un aperçu du rendu de la texture et de la couleur.


Bilan : soit je suis nulle et je n’ai pas réussi à me servir correctement du feutre… soit la technique n’est pas la bonne.

 

Pour la suite, c’est vraiment ironique…

Après cette déception, je me suis dit qu’un marqueur noir tout simple ne m’avait jamais trahi, et que je ne voyais pas quel pourrait être le problème avec l’autre jeu. Du coup, pour les cartes divinatoires d’Algariel, j’ai saisi le vieux marqueur qui m’accompagnait dans ma trousse un dessin depuis des années, et je me suis lancée. Et là, eh bien, aucune surprise. Ca s’est comporté exactement comme je voulais et j’ai eu exactement le résultat que je voulais haha ! Quelque chose de mat, de couvrant, pas de reflets particuliers, pas de coulures du tout… Et là pour le coup j’ai adoré tout de suite le rendu sur le jeu. Elles pourraient peut-être être retouchées encore un peu, mais la différence entre le rendu avec le doré est énorme pour le premier jet.

 

Est-ce que je retenterai l’aventure ? Probablement. Notamment pour les tranches noires, les plus faciles. Le Mary El notamment mériterait d’y passer. Mais j’aimerais bien trouvé un système fiable en doré, parce que y a vraiment des jeux auxquels ça sied beaucoup mieux. Je suis un peu triste pour mon oracle de Rûmi qui appelle ce type de traitement.

Une fausse bonne trouvaille ?

Une trouvaille récente !

Je n’ai jamais vu ce jeu ni en librairie en France, ni dans d’autres au Québec. Quand je passais sur Amazon, le jeu était toujours indisponible, si bien que je croyais qu’il était épuisé. Au final, quelqu’un m’a dit que non, amazon le faisait revenir régulièrement… Du coup c’est peut-être une « fausse bonne » trouvaille lol. Cela confirme qu’il faut toujours faire ses petites recherches avant d’acheter un jeu, ça évite des déconvenues.

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