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Pratique spirituelle du Silence

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Catégories: Voie des Dieux, Voie des Esprits

Je rassemble ici un sujet “source” pour rassembler mes différents écrits autour du silence spirituel. S’il faut le rappeler, ici vous vous trouvez sur un espace spirituel/religieux polythéiste et animiste. Donc les pratiques que j’aborde feront sûrement plutôt écho aux païens, peut-être aux “sorcières”, pas tellement aux New-ageux et cheminants modernes ou athées. (Même si qui sait…)

(Notez que les liens seront sûrement changés à l’avenir, car je souhaite importer les archives et non pas les laisser sur mes anciennes plateformes.)

  • La Loi du Silence“, 31 octobre 2012. Une des premières fois où j’ai commencé à aborder ce sujet très intime pour moi : tabou spirituel de mes Alliés sur le mois de Novembre, pratique dévotionnelle de silence imposé.
  • Le Puits de Segais“, 26 janvier 2013. De l’importance d’avoir un journal et des archives personnelles : on se rend compte quand une thématique ou un symbole nous poursuit, ce dont on n’est pas toujours capable de se rendre compte sur le moment. Un article qui n’a rien à voir avec les autres sur la forme : c’était un exercice de pratique de tarot. Mais j’y décris des symboles, une ambiance énergétique lié(e)s au Silence !
  • De la Mort et du Silence“, 28 janvier 2013. Où je commence à approfondir la place du silence dans ma spiritualité et religion, notamment son lien à la mort et à une Déesse de la Mort qui m’a accompagnée. (Le lien de l’article fr est mort, je vais republier dans l’avenir proche le texte d’archive ici “Sur le Seuil”; en attendant, le texte anglais est disponible lui).
  • La Loi du Silence II“, 13 novembre 2013. Nouveau cycle annuel du tabou, où l’on voit réapparaître le service à la communauté, l’autre versant du spirit-work.
  • Le mois des Morts“, 7 novembre 2014. Nouvelle tentative de poser des mots sur mes pratiques, brièvement.
  • Et la Roue Tourne“, 29 septembre 2014. Partage d’expériences rituelles de l’équinoxe. Un passage central évoque l’importance et la qualité du silence en rituel.
  • You Known Nothing“, 6 juin 2016. Article français malgré son nom, au sujet du silence de l’Autre Monde sur le chemin du Spirit-Worker ou médium (nuit noire de l’âme).

Inspirée par publier seulement une série de photographie sans article sur Instagram pour ce mois de silence…. même si les doigts me démangent d’écrire aussi un article de partage. Mais pour cela, il faudra voir si j’ai le “droit” ou si le tabou doit s’appliquer aussi cette année… et si ma santé le permet.

Par ailleurs, pour les raisons de santé et spirituelles évoquées ces derniers temps, je pense que le live Espace Sacré du mois que je vais essayer de maintenir sera celui avec les Ancêtres. (Je vous invite à rejoindre l’infolettre sur cela vous intéresse)

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Culte des Ancêtres (1) : impressions, bilan, deuil

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Catégories: Suivre Freyja, Voie des Dieux, Voie des Esprits

(For a short English version, click here)

Sometimes all you got to do is cry.

Cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. D’avoir une phrase très précise qui me tourne dans la tête au sujet de quelque chose de spirituel. Est-ce que c’est un message ? Une coïncidence ? Mon autre Moi qui me parle ? Ma Brochette ? (Bien que je crois ne jamais avoir utilisé ce mot-là publiquement ici avant ; ceci vous donnera une idée) Je ne sais pas. Le temps me manque pour demander les 3 signes de confirmation requis. Pas le temps d’attendre un rêve, pas l’énergie de me faire un tirage, ni de demander à quelqu’un un tirage complémentaire… Je crois qu’en fait peu importe d’où ça vient. Je prends cette phrase et je la place sur mon cœur. Je la ressens, je la laisse se diffuser, pour saisir son message. Et je médite.

Parfois on n’est que l’ombre de soi-même. Avec les années qui passent, on évolue, on a de nouvelles priorités, on a moins d’énergie ou pas pour les mêmes choses… Si mes croyances n’ont pas changé, mes pratiques « religieuses », elles, sont très dématérialisées, voire « désintégrées » même. D’autres choses ont pris la place. J’ai dû freiner, économiser mes forces. La croyance, l’amour (pieux), restent dans mon coeur, dans cet espace intime. Mais en termes d’action, je suis limitée. En fait, avoir des pratiques mystiques ce n’est pas juste avoir des pratiques. C’est tout un mode de vie. J’avais clairement adapté ma vie pour y creuser une part non négligeable et dédiée. Mais si je n’ai pas plus ni cet espace, ni ce temps… Ça n’est pas tellement possible de maintenir ni un rythme, ni des pratiques de cette fréquence et de cette intensité. Le spirit-work c’est une forme de vocation (ou, comme dit, de style de vie).

Les temps changent. Je dois faire le deuil de cette vie-là. Le temps que je peux prendre pour moi, je le passe énormément à créer et à écrire, des choses qui sont en partie dédiées aux Esprits et aux Dieux de toute façon. Cela a toujours été une offrande pour Eux. Si je peux rouvrir la porte, leur accorder plus de temps, je le ferais… mais tout est une question de dosage. Ça serait peut-être plus sage de prioriser certaines questions de santé par exemple. Et ma vie professionnelle requiert toutes mes forces actuellement, et encore pour un temps. Alors les choses sont… réduites au minimum. Je dois gérer d’être en décalage avec cette autre image de moi, ce que j’ai pu être dans le passé. Ils sont loin les mois de Novembre où je faisais une cure de silence, des cycles quotidiens de prières, de pratiques d’écriture avec les Ancêtres, des fêtes des morts collectives et personnelles, des associations avec la lune… La transition octobre / novembre était souvent mon mois le plus chargé et le plus intense de l’année.

Sometimes all you got to do is cry.

Aujourd’hui, « je n’ai plus que mes yeux pour pleurer ». (Une phrase à prendre dans un sens métaphorique.) Aujourd’hui, meurtrie en différents endroits, il faut accepter une phase de vulnérabilité et de transition (ce qui n’est pas vraiment valorisé dans le milieu païen en ligne). Alors ce que je peux faire… est très peu. Soit. Mais je peux le faire, je peux prendre 10 minutes. M’assoir devant l’autel plein de poussière et m’y connecter. Être présente et m’ouvrir, le regarder vraiment. En jauger les équilibres et les déséquilibres, et modifier les placements. Faire circuler un peu d’énergie, et infuser chaque geste que je fais avec une intention marquée. Pour que chaque geste soit chargé, que chaque geste compte, puisque je dois les économiser. C’est être plantée là, et réfléchir à qui je souhaite appeler, honorer, et ce que je pourrais leur offrir. Alors, remplir quelques bols d’offrande, allumer deux bougies avec parcimonie (je vous renvoie ici à ce sujet), allumer un peu d’encens. Et regarder encore pleinement, sentir, voir briller.

Prendre ce temps et l’offrir, prendre notre énergie et la dédier à ce moment. Ça compte. Offrir sa concentration, et pratiquer sa présence dans l’instant. Être ouvert. Ca n’a l’air de rien, mais c’est un retour à la base. Aussi, il faut accepter que parfois rien de « constructif » n’en ressortira. Mais on a pris le temps, et on a fait. Il y a effectivement des choses qui se passent une fois rendue là. Mais… ce qui remonte est très flou. De la tristesse, de la peur, de la confusion ? Un maelström d’émotion qui vient des tripes, masse informe ou inconnue, dont je n’arrive pas à identifier la forme. Mais la première étape c’est déjà d’être justement, de prendre le temps de faire cette pause, et de ressentir ces choses. De les accueillir, même quand c’est flou, même quand c’est désagréable. Même si ça n’ira pas plus loin cette fois. Même si ça ressemble à une forme deuil de personnes disparues depuis plus de 15 ans et que c’est derrière nous. Même si c’est le deuil d’une forme de soi-même a l’air débile (au pire), ou immature (moins de jugement).

Après tout… j’en connais Une qui m’interpellerait à l’idée que les larmes ne sont pas des offrandes précieuses qui peuvent transmuter ou être transmutées. Freyja m’a mieux appris.

[Jeu sur la photo : l’Oracle des Runes de Gulliver l’Aventière et Lyra Ceoltóir]