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De la recherche de crédibilité en « tarologie »

Cela fait des mois que j’y songe, mais ces jours-ci les idées se bousculent à un rythme effréné, surtout après avoir lu l’article d’Iria d’Eaux Cultes sur le sujet. Du coup j’en profite de cette impulsion donnée par Iria pour sortir de ma tête mes propres idées, mes propres expériences, et apporter ma pierre à l’édifice (j’ai toujours adoré les bloggers qui se répondent d’article en article, ça me rappellera des bons souvenirs).

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La tarologie, et même la cartomancie, sont affublés de tout un tas de préjugés qui les tirent vers le bas constamment, et nous font tomber, nous praticiens, dans de vilains défauts. Nous pratiquons un domaine où rien n’est à proprement parler « vérifiable ». Nous ne sommes pas une science, nous n’avons pas une méthodologie commune, et même quand c’est le cas (en cartomancie traditionnelle par exemple), la subjectivité, l’expérience et l’intuition du praticien interviennent quand même, et on sort alors de cette illusion « scientifique ». Comment concilier subjectivité et exactitude ? Le premier drame de notre discipline. D’ailleurs, il y a grossièrement deux écoles majeures. Le tarot moderne est majoritairement un support d’interprétation subjective, que l’on appelle souvent « tarot intuitif », par opposition à la cartomancie qui elle est, historiquement, une discipline extrêmement savante d’apprentissage colossal de l’histoire des symboles, des couleurs, des correspondances, etc. Pas que la nouvelle « tradition » intuitive ne fasse pas intervenir parfois ces éléments. La différence se situe dans le fait que la cartomancie traditionnelle fasse systématiquement appel à des significations fixes, permanentes, de chaque symbole (tracé, symbole, couleur, planète etc), déterminé par l’histoire des cultures (occidentale au niveau le plus large ; philosophiques aux niveaux plus spécifiques, comme l’alchimie, la Rose-Croix, la Théosophie, la Golden Dawn, etc). Donc dans un certain sens, cette tradition là est vérifiable et « scientifique » (ce sont des données). C’est plus l’application qui pose problème (utiliser un support et un procédé de tirage aléatoire, et utiliser les dites données pour interpréter les gens, l’avenir, ou que sais-je). Sans aller jusqu’au cliché qui fait fuir du voyant qui livre l’avenir (il faudrait encore définir ce que l’on attend par avenir, et ensuite, malgré tout, plein de voyants ne proposent pas de regarder l’avenir, voire n’y croient tout simplement pas), comment justifier aux yeux du grand public que nous pouvons « voir à distance », ou lire l’intériorité des gens, ou encore lire leur passé ? Quel est notre degré de sérieux, et de « rigueur » ?

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L’autre problème qui nous accable, c’est l’exigence de perfection. Pour accepter que l’on puisse éventuellement voir des choses, lires les gens, il faudrait que l’on arrive à le faire tout le temps. Avez-vous déjà remarqué que lorsque quelqu’un veut vous tester, demande un tirage « pour voir si ça marche », vous n’avez pas le droit à l’erreur ? il faut que ça marche, du premier coup, et à chaque fois. Or, si on n’y parvient pas, est-ce que c’est veut dire que ce que l’on fait est complètement hasardeux ? Que c’est du pif total ? Et si on y arrive deux fois de suite, trois fois de suite, etc, à partir de combien de fois est-ce que l’argument de la probabilité s’applique ? D’ailleurs, si on se trompe une fois, ça n’empêche pas qu’on a pu « voir » juste avant, et qu’on pourra le refaire dans l’avenir. Se tromper n’invalide pas l’entièreté d’un cheminement, l’ensemble de tous les tirages qui ont été faits par un praticien. Mais la question de l’erreur est terrorisante pour les amateurs et les praticiens. Si l’on se trompe, alors on remet tout en question, on n’est pas valable, il faut tout arrêter. Et en plus quand on fait payer le client ?

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Quelles conséquences ont ces clichés sur nous ? Quels sont les défauts qui apparaissent en nous ? Notre recherche de légitimité devient une course extrême et absurde. Pour être un voyant sérieux, il faut se constituer un CV sans faille. 1°) Le premier problème que j’ai rencontré quand j’ai créé mon site, cela a été de rédiger les pages explicatives et de présentation (qui ne sont d’ailleurs toujours pas terminées ; révélateur). Il faut nécessairement se présenter sur son site comme ayant aimé et utilisé les cartes « depuis son enfance » ou sa « jeunesse », ou « depuis plus de 20 ans ». Parce que le temps long = sagesse ou maîtrise. Parce que si on n’a 20 ans de pratique, ça veut dire qu’on ne fait plus d’erreur ? Il suffit de cliquer sur plein de sites de cartomanciens / praticiens, et on va retrouver très facilement ce « trope » : un cliché, un passage obligé, le premier sésame du sérieux. 2°) Quand elle ne cherche pas à se justifier par l’âge, la voyance se cherche des lettres de noblesse pour remplacer son absence de « scientificité » à travers de nouvelles normes, des barèmes de niveau, de sérieux. Le phénomène le plus courant dans le milieu est celui de la formation (a priori, je me demande si ça ne vient pas du domaine du développement personnel et du New Age à l’origine). Soit il faut avoir appris avec tel grand nom de la voyance, soit il faut compter des heures de formation à son actif, pour être « bon » ou « sérieux ». Combien d’heures sont requises ? En réalité, personne n’en sait rien ; c’est tacite, c’est factice, personne n’a jamais posé une exigence, c’est un mouvement collectif. Du coup, dans le doute, on essaie d’en avoir le plus derrière soi. Surtout pour se démarquer des autres. Une formation, deux formations, trois formations… On va y chercher quoi au final ? des heures de pratiques ? Mais cela on peut les obtenir aussi en solitaire dans son coin non ? Je crois que ce que l’on recherche surtout, c’est une validation extérieure : un maître à suivre (le formateur), et un beau bout de papier imprimé comme un diplôme à la sortie, avec un beau tampon officiel. Quelque chose qui puisse dire « regardez, X m’a reconnue comme bon voyant » ou quelque chose de cet ordre. 3°) Quand on n’a pas l’emploi du temps ou pas l’argent pour réaliser des formations, il arrive qu’on cherche alors à courir les libraires pour acheter et absorber le plus possible de livres sur le tarot et l’intuition. Et alors on va chercher à afficher une bibliographie longue comme le bras, avec les « meilleurs » noms du milieu, pour se justifier de notre auto-formation.

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Mais est-ce que c’est bien nécessaire ? Et qu’est-ce qu’on fait quand rien de ça ne nous convient ? Qu’est-ce qu’on fait pour tordre le cou aux idées reçues ? J’ai beaucoup aimé le ton de révolte de l’article d’Iria. Il me parle de cette révolte qui a toujours dormi en moi, mais que je repousse toujours dans un coin de ma conscience, et même quand je m’en rends compte, j’essaie de ne pas l’afficher (quoi que j’ai eu des moments de « folie » de jeunesse, comme quand j’ai gueulé par le passé sur le New Age ou sur M. Harner…) La voyance est un domaine de paradoxe : répandue depuis des années (y a qu’à regarder les libraires, et les quelques grands noms passés à la TV), et pourtant marginalisée (on se cache pour en faire). Marginalité devrait rimer avec liberté, pourtant on voit bien qu’il y a une course, une tentative collective de lui imposer des normes. J’ai toujours eu un souci avec cela, les normes. Qui peut imposer comme cela une voie plus juste qu’une autre ? Qui décide de ce qui est bon ou pas ? Si la réponse est « mais de quoi tu parles Valiel », ou bien « c’est personne », alors voici ce que j’en tire : il n’y a pas d’autorité dans notre milieu, pas de pape, pas de figure de proue. En conséquence, c’est nous, la somme de toutes les parties du tout, qui créont des tendances. Nos propres actes, ajoutés les uns aux autres, créent des moules (des modes), des normes, etc. Parfois c’est tout à fait positif : notamment quand on veut assoir la rigueur humaine dans notre discipline (ne pas voler l’argent des gens, respecter le secret de la vie privée du client, etc). Je pense qu’il est alors bon de se remettre en question très régulièrement. Est-ce que je vais courir après tel livre, telle formation, parce que je le veux vraiment, que ça va m’apprendre quelque chose, ou bien parce que j’imagine que c’est une chose obligatoire pour avoir l’air sérieux aux yeux de mes clients ? Notez tous les italiques, qui relèvent beaucoup de problèmes dans cette phrase.

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Au final, je crois qu’il est bon de discuter entre « collègues », de voir ce que proposent les autres, de commander des tirages d’autres praticiens pour se retrouver dans la position de client. C’est bien de se confronter à la variété des pratiques et des sensibilités, et, bien évidemment, de passer du temps à étudier. Les gens qui me connaissent, qui me suivent depuis longtemps, savent que j’ai cette exigence terrible de rigueur. Citer ses sources. Arrêter d’employer un mot pour un autre. Poser des définitions claires. Ne pas être superficiel, aller chercher dans l’histoire, dans la tradition, des informations, des sources. Dans le cas de la voyance pourtant, j’ai eu un frein. Toute influence extérieure me donnait l’impression de brouiller mes capacités. Et comme j’ai quand même un peu lu, que je me suis quand même renseignée, j’ai fini par découvrir la distinction entre cartomancie et tarot moderne (intuitif). A force de pratiquer en solitaire, j’ai compris que les cartes n’étaient qu’un prétexte, un support de voyance. Alors mes lectures à moi, mes recherches, elles se sont fait dans le domaine de le voyance et de la médiumnité, pas dans l’historicité du tarot et des symboles. Par la suite rejetant les modes et les obligations, j’ai laissé de côté les livres, et j’ai plutôt « feuilleté » quelques sites modernes sur le tarot. L’étude  partie de ma passion, et de mon éthique de vie. C’est nécessaire. Par contre, je n’ai pas fait de bibliographie. Et je me suis tenue loin des modes. L’année passée, j’ai tenté de relativiser toutes mes positions pour sortir des extrêmes : chaque chose, chaque phénomène, est à double tranchant. Une mode est quelque chose qui a tendance à viscéralement me dégoûter, me rebuter, parce que je vois les fils tissés d’une démarche capitalisme ultra-libérale qui absorbe une chose sincère et la pervertit (en change sa nature, son usage, etc, je vous renvoie au New Age très souvent sur ce point). Mais les modes, c’est aussi synonyme de démocratisation, et ça peut être plutôt bien ça : si la voyance se démocratise, on sort progressivement des clichés que nous sommes des vieilles folles ou des charlatans, par exemple. Mais nous, voyants et adorateurs de cartes, nous devenons alors une cible. De marketing. Notre porte-monnaie est visé, et « on » (les structures, et les hommes) va tout tenter pour nous persuader de la nécessité pour nous d’acheter tel livre, de lire tel auteur, ou de faire telle formation. Vous voyez le travers ? Il y a des auteurs anglophones qui sont littéralement brillants, à la fois pour leur savoir encyclopédique, pour leur maîtrise de l’intuition, pour leur talent d’écriture et de vulgarisation… Les lire est une bonne chose pour nous. Mais on n’est donc pas à l’abri d’être devenus des moutons, et d’acheter « parce qu’il faut », et non pas pour le contenu. L’auteur devient une icône, un symbole. Le fameux phénomène de mode perverti…

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Pour ces multiples raisons, accompagnées de mes propres réactions épidermiques, j’ai cherché à faire ce qu’Iria mentionne dans son article : j’ai voulu développer mes capacités à moi. Rien à qu’à moi, dans mon coin. A une époque où tout le monde lisait les livres de Barbara Moore, de Rachel Pollack (la Bible du tarot notamment), de Tali Goodwin & Marcus Katz… où il fallait absolument être inscrit à leur ligue et faire leur formation (je ne sais plus si c’était déjà Tarotsophy ou pas ; dans ma mémoire c’était un sigle ou un autre nom en 2012), j’ai littéralement couru dans l’autre sens. Je me suis isolée, je n’ai acheté aucun livre. Et je suis allée voir plutôt des témoignages de professionnels pour écouter leurs découvertes et leur approche, pour voir qui fonctionnait comme moi. Et du coup, dans la petite sphère que je fréquentais en 2012 (la « sphère païenne », qui n’était pas spécialisée directement sur les cartes ; je suppose qu’il y avait d’autres sphères, plus ésotériques ou « voyances », dont je n’avais pas connaissance), les noms que je suis allée chercher personne n’en parlait. Il y a eu un séminaire ancien et passionnant de Maud Kristen, qui m’a beaucoup remuée parce qu’elle parlait avec des mots exactement similaires au mien sur certains points. Je l’avais partagé avidement sur mon blog, mais depuis les liens sont morts malheureusement… j’aurais tellement aimé pouvoir l’archiver et en parler encore aujourd’hui. Et puis il y a eu une série de 2 ou 3 vidéos de Cheryl Lee Harnish, également publiée sur mon blog à l’époque (et également retirée de la circulation), bouleversante de justesse pour apprendre ce qu’était l’intuition et comment l’écouter (directement dans le domaine d’un tirage de carte). Notez que c’est une artiste et auteure New Age, preuve s’il en est que je ne rejette pas tout en bloc sous prétexte que… Parfois il y a du bon. Et bien que je n’adhère pas à toutes ses croyances et opinions, sa méthode de lecture de carte intuitive était brillante et puissante. C’est elle qui m’a permis de rouvrir les portes que j’avais clos violemment dans mon adolescence pour éviter d’être submergée. Et j’adore toujours ses cartes à l’heure actuelle.

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Un peu difficile de clôturer ce fil de pensées avec tout ce qui en déborde… J’espère que mon article ne sera pas trop illisible. Je laisserai la parole à Iria de nouveau pour finir, avec son message radical :

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« Certes, tout le monde peut se revendiquer tout et n’importe quoi avec un tel système. Mais, le bouche à oreille, les recommandations d’amis et connaissances ne trompent pas. Tout comme un diplôme, un cadre est un leurre. On peut parfaitement être déçu et perdre son temps et son argent avec un professionnel « validé » par un papier. Le cadre rassure faussement car il a le pouvoir de mettre sur OFF notre discernement et notre intuition. En gros, le cadre nous endort. Ce n’est pas rassurant du tout selon moi. Qu’est-ce qu’on attend pour rappuyer sur ON ? »

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Car au final, je n’ai pas lu ces livres (mentionnés plus haut) ni aucun ouvrage sur le Rider Waite Smit (j’ai feuilleté celui de son créateur par contre), mais est-ce que cela m’a empêché d’aider les gens qui sont venus me voir ? Non. J’ai été claire avec eux : je ne suis pas une cartomancienne, je n’utilise pas cette méthode. Je suis voyante, qui utilise un support, les cartes. Ils ont posé leurs questions, j’y ai répondu. Et ils étaient satisfaits. C’est tout ce qui compte. C’est eux, et la pratique, qui m’ont rassurée.

Les étapes dans la vie d’un tireur de cartes

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Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas arrêtée sur mon chemin pour réaliser un peu d’introspection sur mon parcours de voyance. Je me suis dit que c’était probablement un sujet dont on parlait peu, et que cela serait l’occasion de discuter avec d’autres personnes que de venir l’écrire ici.

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Si j’avais été à temps plein aujourd’hui, professionnelle dans la voyance, je ne sais pas comment j’aurais géré ce qui m’arrive : je suis entrée dans une phase de repli introspectif. J’ai dû « fermer » ma boutique Etsy il y a quelques jours, car quelque chose ne résonnait plus. Ça n’était plus « juste » d’offrir mes services à d’autres, et de recevoir une compensation aussi. C’est très étrange, car je préfère probablement tirer les cartes pour les autres que pour moi, j’aime servir de cette façon. Comment abandonner le service qui a toujours été une partie majeure de mon cheminement ? Comment rendre son tablier ? Aussi, cette maigre compensation financière était pour moi importante, car elle permettait de financer ma passion (payer le site web, et acheter des jeux et des livres pour approfondir mes pratiques et mes connaissances). Quelque part en moi, j’ai ressenti une forme de « tiraillement », sur lequel je n’arrive pas encore à poser des mots, mais je sentais que quelque chose n’allait pas. Je dirais que c’est similaire à l’état de tiraillement que je peux ressentir si je suis sur le point de mentir ou de dissimuler une information à quelqu’un (ce que je ne supporte pas de faire, et qui ne correspond pas à mes valeurs), ou quand la vérité est entravée, ou encore qu’une injustice a lieu. Alors après avoir tenté de comprendre, en vain, j’ai senti que malgré l’envie de servir, malgré le fait que cela ait fait si longtemps parti de moi, et malgré le besoin d’argent, il fallait fermer boutique. Et malgré le mélange de culpabilité et d’angoisse de raccrocher le tablier, contre toute attente j’ai ressenti du soulagement.

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Je crois que ce que je ressens intérieurement, c’est le besoin de réattirer à moi des énergies qui ont été éparpillées, et de me servir moi avant tout. Des images me reviennent également de l’année 2012, lorsque j’ai connu cette expansion de connaissances sur la maîtrise de notre intuition et la pratique des cartes. Peut-être que ce que je ressens c’est une sorte de nécessité à redevenir une ‘étudiante’, à remettre tous mes acquis à zéro, à revenir à une position d’apprentissage. Quelque part, c’est un peu comme le voyage du fou, qui remet à zéro le chemin des arcanes majeurs. J’ai remis à zéro mes convictions. Je vais prendre du temps pour moi, pour écrire dans mes journaux, pour méditer, pour développer…. c’est flou encore. Je crois sentir également une sorte de glissement, de transformation de mon « service ». L’envie de reprendre les échanges, le besoin d’écrire aussi. Ecrire un livre ? Actuellement je n’y crois pas trop. Par contre développer le site ici, cela me plairait beaucoup plus commencer. Proposer des dossiers à thème qui sont toujours dans mes brouillons, et des réflexions plus personnelles sur la voyance. Rechercher aussi. Lire des témoignages d’autres voyantes et cartomanciennes. Et des artistes aussi. Leur écrire peut-être. Les interroger, en privé ou en public (j’ai quelques interviews en tête).

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Je n’ai plus de certitudes. Je ne sais pas exactement ce qu’il se passe, je ne sais pas ce que je vais faire, où je vais aller, mais j’accueille cette nouvelle phase de ma vie. Je m’ouvre à la curiosité et à la nécessité, au plaisir de redevenir une étudiante.
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English Sumary from Instagram :

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What does your spiritual path look like? Your psychic or tarot journey? As a person, as a professional maybe? It is constant? Is it linear? Or does it have stops and restarts? Gaps?
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It’s been approximately a month that I have been feeling something had changed within me regarding my energy and my path. I still cannot exactly figure out and identify what’s going on, but I felt misaligned, and I finally decided to close my tarot etsy shop. It may appear to be superficial but it’s not. My card readings are a service to other people that is dear to my heart. Closing my offers seemed really weird, how can I say « no » to service? Also, it was the sole extra money source I had. But it felt wrong somehow… And I felt relief when I closed the shop. I wonder how I could have managed this new spiritual phase of I had been a full time professional.
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I wonder what is in store for me right now. What am I going to learn.
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Ventes et trocs

Une page rapide pour vous proposer ici des échanges. Cela m’est arrivé rarement jusqu’à présent, mais je commence à faire du tri dans les jeux que je possède.

Je me sépare des jeux suivants :

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- Les cartes des Déesses de Doreen Virtue
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Infos : Version française
Etat : comme neuves ! (Autant livret, boîte et cartes). Je n’ai jamais fumé. J’ai eu des chats.
Voir la revue ici : http://sur-le-seuil.com/2019/01/review-revue-rapide-des-cartes-oracles-des-deesses/
Prix : seuls les frais de port sont à avancer, je donne ce jeu.
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- Le « Gilded Reverie Lenormand », Ciro Marchetti
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Infos: Version anglaise, 1ere édition du jeu grand public (mass market) chez US Games. (L’édition originale était « crowdfunded », limitée; désormais il existe une 2e édition grand public, avec des cartes supplémentaires)
Etat : Je n’ai jamais fumé. J’ai eu des chats. Livret légèrement plié sur un coin. Boîte extérieure sans problème. Boîte à l’intérieur un peu « griffée » par les cartes qui ont « tapé ». Cartes nickel en surface. Seuls les coins sont légèrement « frottés » (vu qu’elles ont ballotté dans la boîte).
Voir mon ancienne revue ici (qui serait bien différente aujourd’hui) : https://valielsurlavoiedesdieux.wordpress.com/2013/12/17/review-gilded-reverie-lenormand-nouvelle-edition/
Prix : pas encore fixé.
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- Universal Wisdom Oracle, Toni Carmine Salerno
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Infos : version anglaise, Blue Angel.
Etat : comme neuf, le livret, la boîte, les cartes sont nickel. Je n’ai jamais fumé. J’ai eu des chats.
Voir ma revue ici (jeu New Age qui ne me correspond pas) : http://sur-le-seuil.com/2018/12/review-revue-du-universal-wisdom-oracle/
Prix : pas encore fixé.
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Quelques rééditions à venir en 2019

Plusieurs jeux épuisés très importants pour l’histoire du tarot récente vont être réédités dans l’année à venir. C’est une affaire à suivre, j’ai glané seulement quelques graines à droite et à gauche.

The Intuitive Tarot de Cilla Conway.

Un tarot coloré mais pas trop contrasté, aux formes à la fois géométriques et sinueuses, bourrées de symbolisme. Merci à @Tarotmap sur Instagram de nous avoir prévenus. Pour l’instant je n’ai rien trouvé sur le site de l’artiste.

Source photo : https://tabi.org.uk/2018/08/interview-with-my-deck-the-intuitive-tarot/

Le Slow Holler Tarot

Un tarot queer du sud des USA, présentant une vision non binaire et des représentations complètement originales et renouvelées du Rider Waite Smith. Tarot répété « cru », « brut », je ne saurais pas le résumer… Il ne camouffle ni la nudité du corps, ses poils, son sang, ni la matérialité de la Terre et ses créatures, etc. Quatre teintes dominent le visuel du jeu : le blanc, le rouge, le doré et le noir.
Source : photos officielles du site.

Le Thea Tarot

Merci Cathou d’avoir relayé cette info. Un grand classique du milieu féministe et lesbien, publié en 1984. Je ne suis pas la meilleure personne pour en parler, mais c’est un pilier de ce milieu.

Source : précommandes sur https://littleredtarot.com/product/theas-tarot/

 

De la difficulté de créer du contenu

J’écoutais quelques fragments de live de Julia Boschiero ces derniers jours, et je découvre sa fraîcheur et son honnêteté. J’entendais ainsi pour la première fois depuis longtemps quelqu’un qui parle des difficultés de créer du contenu, (et ce encore plus pour du contenu original), du temps énorme que ça peut demander, aussi quand on rajoute photos, visuels etc., et des déceptions quand le travail n’est pas respecté à la fin.


Vous rappelez-vous du temps où vous écriviez des articles ? des réponses de forum ? Des devoirs à la maison ? Combien de temps mettiez-vous pour écrire quelques pages ?


Il est très frustrant pour moi de ne pas pouvoir trouver assez de temps pour alimenter le site et la chaîne Youtube. J’ai tellement d’idées, il faudrait que cela soit mon activité principale pour tout faire, que je puisse « en vivre » (gagner de l’argent). Et même à plein temps, je ne pourrais probablement pas tout faire. Depuis 2012 que je parle de cartes sur mes blogs, j’aime méditer, j’aime aller au fond des choses, c’était mon truc. Ma curiosité à moi, ce que j’avais envie de partager avec d’autres (parce que ce que vous en pensez ça m’intéresse, j’aime le dialogue). Or c’est ce qui demande le plus de temps, surtout à l’écrit (on essaie de laisser le moins de fautes possibles, de ne pas trop se répéter, d’être dans un français correct et lisible, d’être structuré…).


Pour vous donner une idée, voici deux exemples. Cette semaine, j’ai eu un sursaut d’efficacité et de temps. J’ai procédé à deux immenses chantiers : la review du Crow Tarot, et la review du Universal Wisdom Oracle (à venir mi décembre). Lorsque mes reviews sont complètes, elles comprennent :

  • la vidéo (entre 25 et 35 minutes)
  • et un gros article complet, avec
    - informations d’édition
    - informations matérielles
    - analyse détaillée du livret, des cartes, et du contenu
    - appuyée par une partie photographique carte à carte (trouver la bonne lumière, prendre des photos claires et nettes, les charger sur l’ordinateur, les trier, les recouper, les réduire, les héberger en ligne…)

===> Si je mets bout à bout le temps de travail que cela représente, je pense qu’on atteint une journée miminum pour une review.


Comme vous l’avez vu, le Crow Tarot n’est pas terminé, je suis dans la phase photo, et je dois rédiger la fin de l’article. Pour la vidéo, j’ai besoin d’un coup de main au montage et je vais devoir attendre lundi prochain (et ça va prendre du temps aussi). Grâce à la lumière suffisante, au temps que j’ai dégagé et à l’inspiration du moment, j’ai réalisé en parallèle la review du Universal Wisdom Oracle, or ce jeu étant extrêmement problématique, il y a beaucoup plus de choses à dire et c’est ma review la plus détaillée depuis de nombreuses années. Pour moi quand j’appose le mot « review » c’est vraiment ça que j’attends, ce niveau de profondeur. D’où l’impression que j’ai de toujours courir et de toujours proposer du contenu approximatif quand je n’ai pas pu détailler autant. Mais cette semaine je réalise pourquoi je n’arrive plus à ce niveau de détails : pour pouvoir le faire, j’ai besoin d’une à deux journées de travail. « Tout ça pour » un seul article / contenu.


Le saviez-vous ? Le temps que cela nécessite pour créer un contenu ?


Il va être dans longtemps le moment où je pourrais faire mieux : où je pourrais corriger les erreurs du site, remplir les pages en jachère, créer des visuels qui me sont propres aux couleurs du site, trouver du meilleur matériel vidéo (ça coûte) et apprendre à créer un set-up de vidéo (lampe, centrage etc), apprendre à monter des vidéos pour qu’elles soient mieux (une intro? une musique par moment?), etc etc… Puis alors les projets complémentaires à côté (version pdfs des reviews, méditations, exercices, ebook, livre, …) n’en parlons pas.