Archives de Catégorie : Réflexions

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Le Tarot de la Dévotion

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Catégories: Analyses, Parcourir les séries vidéos, Présentations de jeux

(Photo officielle)

Informations techniques

Artiste : Le Page Novembre
Langue : français et anglais
Édition : indépendante
Publication : 2018 (?) pour la première ; 2020 pour la deuxième (via kickstarter)
Prix moyen : 40 euros.
Format : boîte cloche rigide avec petit livret blanc glacé et couleurs (2nde édition).
Type de jeu : oracle très structuré, majeures et mineures, sous-groupes, etc. Voir la vidéo ci-dessous.
Rejoignez le site de l’artiste. [Website is bilingual, access information about the deck in English there]

La présentation officielle du jeu a l’air modeste en apparence, mais elle résume en réalité exactement els énergies, l’ambiance, l’objectif du jeu :

Le Tarot de la Dévotion est un temple. Les arcanes mineures en sont les fresques, les arcanes majeurs les vitraux. C’est un monde ne lui-même, en sécurité. Ce tarot est fait pour les tirages et la méditation.

Les arcanes mineurs nous représentent, ce que nous sommes, ce que nous faisons, différentes qualités qui peuvent être les nôtres à différent moment de notre vie. Ce sont les chevaliers, les sorcières, les pèlerins. Les arcanes majeurs sont les divinités, les forces extérieurs, les énergies dans lesquels nous pouvons puiser.

Le Tarot de la dévotion est un jeu plein de bonté. On a tous parfois besoin d’être un peu secoué par les cartes, mais ce tarot parle de ce que nous avons, et pas de ce qui manque. Il parle de possibilités, pas d’erreurs. Il parle des ressources intérieurs et extérieurs dans lesquelles nous pouvons puiser.”

Vidéo sur la structure de l’oracle :

Résumé de la vidéo :

Ce qui suit n’est pas une transcription mot à mot. C’est une condensé reformulé et structuré des informations contenues dans la vidéo.

(en cours)

Bonus

1°) Aller plus loin avec le Tarot de la Dévotion en découvrant les pistes laissées par Novembre lors de la campagne kickstarter.

2°) Découvrir d’autres revues du jeu :

  • Je rends ici à Cathou tout l’amour qu’elle m’a transmis pour ce deck, c’est elle qui me l’a fait découvrir, comprendre et aimer. Notez que ça n’est pas tant sa revue qui m’a convaincue (même si elle est longue et complète), mais plutôt tous les tirages merveilleux qu’elle expose sur son instagram. C’est de voir le tarot à l’œuvre et avec des mots poétiques qui m’a transpercée. Sachant que O Magie des Magies, elle a un blog magnifique qui permet mieux de lire et découvrir qu’Instagram : employez le tag tarot de la dévotion.

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Tarot et consommation (1)

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Catégories: Capitalisme et consommation, Ethique, Le sens de nos "collections"

J’imagine que cela ne sera pas la seule fois où je parlerais de tarot et de consommation vu comme le sujet est vaste, alors je lui ai glissé un petit numéro. Ici, faudrait-il le préciser, ce n’est pas une leçon. C’est un témoignage à cœur ouvert de ce qui me préoccupe, de ma façon de voir, et de mon propre cheminement interne. 

C’est quand la dernière fois que vous avez pris le temps de remettre en question votre façon de consommer dans un domaine qui vous tient le plus à cœur ? Que vous avez interrogé votre Ombre et votre cohérence éthique ?

Moi c’était il y a quelques jours.

Je sais pertinemment que le tarot est un « péché mignon ». En termes écologiques et de consommation, c’est une bête noire. D’où vient le jeu ? Où est-il imprimé ? Quelles encres ? Sont-elles très toxiques ? Sont-elles bien « triées » et « recyclées » pour polluer le moins possible ? Où sont-elles libérées ? Dans quels contenants et matériaux ? Et quel papier ? des arbres de quelle espèce, qui sont élevés comment et où, qui ont quel âge, récoltés dans quelles conditions ? Et quelles conditions de travail pour les employés de l’imprimerie ? Quelle éthique de la maison d’édition ? Acheter son jeu à une petite boutique, ou à une grosse qui achète par lot, et « rassemble » les colis de jeu ? La liste est super longue, on peut passer des heures à réfléchir et à calculer des bilans carbones aussi. Je suis sur un chemin de toute façon, non seulement la perfection n’existe pas, mais en plus je suis encore plutôt au début du chemin. Ce qui arrive souvent, ce que l’on lit, c’est qu’il y a des domaines où c’est plus facile de suivre principes que d’autres. Pour ma part, j’ai bien remarqué que quand l’objet m’est vraiment trop important, cela entraîne une frustration trop grosse. Sachant qu’il y aussi des « petits » gestes, et des « grands » gestes en termes écologiques (ceux qui ont plus d’impact, comme le fait de ne plus manger de viande et de produits laitiers). Alors je sais que pour ce domaine, je mets mes principes « entre parenthèses », et j’essaie de compenser sur d’autres terrains. Pour cette passion-là, qui apporte autant de joie, de réflexions, et qui est aussi un domaine professionnel, je m’autorise un chemin beaucoup plus long. Je continue de réfléchir, mais je vais au « moins pire », tout en sachant que pourtant la solution la plus éthique et écologique serait de ne pas consommer du tout. Parfois j’arrive à suspendre mon rythme d’acquisition qui était déjà énorme pour beaucoup (1 jeu par mois). Et j’ajuste.

Pour poursuivre les réflexions sur la consommation, il y a aussi tout l’aspect beaucoup plus terre à terre du « gâchis », des objets vraiment pensés, vraiment utiles. Les bilans qui existent dans le minimalisme depuis des lustres, mais remis à la mode par Marie Kondo. Et ça, ça c’est un terrain où je peux beaucoup plus facilement progresser que l’écologie (qui, pour être « idéale » doit tendre vers la décroissance et le non-achat au final). Pour acheter moins, chasser le superflu. Et mon superflu à moi n’est pas le même qu’un autre, et il va même évoluer dans le temps. D’un côté, il y a aussi le fait de trier sa bibliothèque déjà acquise. J’ai toute une partie de mes études qui se passe en sous-marin depuis 1 an environ, où je passe en revue ma collection, je fais des tests, j’ai dressé des catégories de jeux « insatisfaisants » etc pour m’en séparer éventuellement dans l’avenir. Histoire de ne pas accumuler du vide. Histoire que cela reste un tout cohérent.

D’un autre côté, je fais mon chemin pour gérer de façon consciente les nouvelles entrées dans ma collection. Plus le temps avance et plus il y a de sorties, de kickstarters, vraiment j’ai l’impression d’en découvrir encore plus qu’avant, et pourtant je vois bien aussi que toute une partie me plane au-dessus car elle concerne des artistes soit qui ne m’intéressent pas, soit qui me sont carrément inconnus. C’est dingue cette vitesse et cette profusion. En tout cas, j’ai travaillé sur moi pour mon réagir, pour moins m’enthousiasmer à la sortie d’une campagne, puis que si c’était extraordinaire il y a 6 ans à 8 ans (sortie du Wooden Tarot 1st ed, ou du Wild Unknown par exemple), aujourd’hui c’est devenu monnaie courante. C’est entré dans le système. Les artistes se financent ainsi, de plus en plus. Du coup on a moins l’effet « c’est Noël » (image hautement capitaliste, j’en ai bien conscience, c’est révélateur que ça soit passé dans le langage courant).

Là où le bas blessait pour moi c’est mon amour profond de l’Art en tout genre, et le fait de me réjouir d’avoir 78 exemplaires de tableau d’un artiste que j’adore, même si cela reste pour le plaisir des yeux et pas pour la pratique du tarot. Je voyais ça comme acheter un set de 78 cartes postales en quelque sorte, il y a des années. Or quand j’étais plus jeune, je collectionnais effectivement les cartes postales d’artistes fantasy. Mais le temps avançant, et en prenant le temps de faire un pas de recul sur ma collection, certains jeux très beaux me sont totalement inutiles. Je n’arrive pas à pratiquer avec. Est-ce que je le garde quand même, parce qu’il a une valeur esthétique très haute, mais ne sera jamais un outil de pratique ? [Insérer ici toute une série de questions typiques de journal introspectif – On n’a pas le temps aujourd’hui] En tout cas, j’essaie de trouver un équilibre, et de ne plus avoir quelque chose juste parce qu’il est beau. Ce qui est délicat dans le cas d’un jeu, c’est que quand on ne l’a pas encore eu entre les mains, comment savoir si on va l’utiliser ou pas et si ça va matcher ? C’est toute la difficulté d’acheter un jeu en ligne, et encore pire, quand le jeu est kickstarté et pas terminé au moment de l’achat. Pourtant, avec le temps, j’ai développé une façon de faire. A priori, j’ai de moins en moins de mal à évaluer des tarots qui sont « jolis » esthétiquement, mais que soit je les trouve creux, soit j’arrive à voir que j’ai déjà un jeu à la maison qui peut répondre à cette fréquence énergétique, soit j’arrive à identifier que cela ne correspond pas à mon univers.

Je suis heureuse que ma wishlist soit en ce moment en suspens. Je procède à un véritable rééquilibrage énergétique, pour savoir ce qui me correspond exactement. J’ai mis les achats en pause. J’essaie de prendre beaucoup plus de temps pour déterminer mes priorités, mes goûts, et mes besoins. Là il y a quelque jour donc, je suis tombée sur un jeu « piège ». Il s’agit d’une artiste que j’apprécie, qui va autopublier son jeu. Donc c’est du soutien direct pour permettre à son projet d’exister, hors des circuits capitalistes. Elle a publié de nombreux jeux ces dernières années en peu de temps (c’est devenu son métier à plein temps), et j’avais réussi à ne pas en acheter juste pour la curiosité, parce que ces jeux ne résonnaient pas avec moi si je prenais le temps d’écouter. Sous mes yeux soudainement, je découvrais pourtant qu’après de multiples illustrations qui ne m’accrochaient pas et que je trouvais répétitives, elle avait commencé à réaliser quelque chose qui vibrait pour moi. L’univers qu’elle propose me plaît beaucoup, un mélange de nature et de moderne, une ambiance nocturne très particulière qui correspond bien à certains types de travaux spirituels que je fais. J’ai vraiment eu l’envie de suivre cette impression, de foncer. Petite clochette qui tinte à mon oreille, j’ai été pressurisée par l’appel marketing de la réduction « early bird » parce que les moyens sont difficiles ces derniers temps. J’ai d’abord cliqué pour le mettre dans mon panier. Et puis… Il a suffi de quelques minutes. « Est-ce que tu es sûre ? Est-ce que c’est une intuition ou une pression ? Est-ce que tu as quelque chose de l’Autre Côté qui t’indique qu’il y a un sens à cet objet ? » Un pas de recul en amenant un autre, j’ai réussi à récupérer mon protocole : pour éviter les achats impulsifs, laisse toujours l’objet au moins 24h dans ton panier. J’ai eu beau me dire « oui mais l’early bird c’est aujourd’hui, c’est pas demain », la seule façon de ne pas regretter, ne pas agir aveuglément, c’était de m’imposer ce délai minimal. C’est une solution pour passer le premier rush émotionnel. Quand on veut aller jusqu’au bout, il est conseillé d’attendre beaucoup plus longtemps (1 semaine au moins, dans les tendances minimalistes, je crois qu’on dit 1 mois).* Quand j’ai le temps et l’énergie, il m’arrive de tirer les cartes pour savoir s’il y a un alignement particulier avec le jeu en question au niveau spirituel. Ici j’ai donc laissé le temps faire son œuvre plutôt. J’ai réussi à sortir du piège marketing et de l’impression de manque, la peur de passer à côté de quelque chose, qui se dédouble chez les gens qui ont peu de moyens, et qui doivent acheter au prix le plus bas pour se le permettre (et donc c’était seulement possible très peu de temps). Je me suis dit tant pis. Ça n’est qu’un objet, respire. Laisse-toi le temps de savoir s’il t’anime vraiment, et seulement alors tu seras capable d’en profiter.

En observant un peu, même quelques heures après j’ai réussi à me dire non. Ce jeu me plaît énormément il faut bien l’avouer. Il a beaucoup de charme, et il pourrait donner un travail intéressant. Mais c’est plutôt ma curiosité professionnelle et artistique qui se sont exprimées. En m’écoutant honnêtement j’ai fini par me sentir que je n’en avais pas besoin. Pas d’appel du cœur, pas d’appel de l’Autre Côté non plus.

*Si je le retrouve, je vous publierai ici le lien vers un article qui réfléchissait sur des garde-fous à se mettre pour constituer une collection. EDIT : Les seuls dont je me rappelle à l’heure actuelle qui abordent ces questions sont deux anciens articles d’Arcanae Mirror : ici et ici.

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Faire son bilan de pratique du tarot

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Catégories: Echanges collectifs, Ethique, Sur le cheminement du voyant

Un post “mixte” aujourd’hui, qui est autant le partage d’un exercice à faire, qu’un petit fragment de mon journal de pratique regroupé sous l’étiquette “Le cheminement du voyant” (tiens il faudrait que je songe à neutraliser).

Ici il n’y aura pas de copié-collé, ni d’extraits (citations), car l’article proposé par Cathou est très court, donc je vais vous inviter à vous y rendre directement.

  • Vous êtes-vous demandé avant de commencer à tirer les cartes, quel était votre but ? C’était quoi le tarot pour vous ? Comment fonctionnait-il ?
  • Depuis combien de temps pratiquez-vous ? Avez-vous réévaluer ces observations et conclusions depuis que vous avez commencé ? Avez-vous changé d’opinion ? de pratique ?

Cathou a réalisé ce petit article comme le fragment d’un grand tout (un zine à venir), afin de donner des pistes pour apprendre le tarot. Mais en fait on n’apprend en permanence, y compris les gens qui font ça depuis des années, y compris aussi les professionnels ! Ces questions elles reviennent tout le temps, et je crois que c’est nécessaire de se les poser. De mon côté, dans mon cheminement, le temps passe et je continue de méditer sur les causes de la fermeture de ma boutique Etsy. Parmi mille choses, je crois que j’étais arrivée pas mal à saturation, en termes pratiques et théoriques. Je me suis trouvée dans un bain flou, et cela m’empêchait d’avancer car je ne voyais plus du tout où j’avais posé les pieds. C’est passionnant pour moi de retrouver chez d’autres praticiens et praticiennes les mêmes questions que celles qui m’habitent, de les extraire clairement à l’écrit, et pas juste de baigner dedans. Ces questions, je crois qu’en y répondant, en y prenant le temps, m’aideront à poursuivre le bilan sur mes pratiques et à me positionner à nouveau.

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“Des Barrières saines dans la com’ spirituelle”, témoignage personnel sur mes pratiques de service

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Catégories: Echanges collectifs, Sur le cheminement du voyant

Je partage aujourd’hui une vidéo pas forcément facile d’accès (non sous-titrée, très longue), mais dont le sujet est essentiel. Ouassima et Iria Del abordent un thème sur lequel il est absolument nécessaire qu’on s’interroge tous ensemble : les bonnes relations à maintenir entre nous tous, entre clients et professionnels, mais même entre toute personne qui sert la communauté et ses membres. Difficile de revenir sur tous les points abordés, et pourtant j’aimerais beaucoup avoir le temps de le faire.

Quelques points abordés dans la vidéo  :

– L’intimité qui se créé entre les deux personnes quand on touche à des sujets si personnels (le soi, le spirituel, notre évolution…). Par extension, certains certains clients / abonnés prennent cette intimité de sujet pour une intimité personnelle, voire pensent être proches de nous (voire des amis).
– Il existe un paradoxe énorme entre nos messages de libération des individus et leur autonomie versus les personnes qui viennent nous demander qu’on leur livre toutes les réponses (dans un email, dans un tirage, etc).
– Lorsqu’une personne nous exige ainsi de lui livrer les clés pendant qu’il reste passif, et sans réfléchir : on se retrouve face à quelqu’un qui vient nous demander de l’aide, que l’on a proposé d’offrir puisque nous services sont ouverts (ou que l’on partage en ligne) ; dans ces cas-là, même si la personne nous a lu(e)s elle n’a visiblement pas compris nos démarches, mais puisqu’elle vient demander de l’aide, comment dire non ?!
– Beaucoup de personnes voient nos faces, nos noms, et pensent qu’on se met en avant, alors qu’on se bat pour du contenu, des idées, que c’est ce que l’on dit qui compte.
– Le cercle vicieux du temps nécessaire pour investir toujours plus de temps.  Nous avons besoin de beaucoup de temps pour créer des contenus et accompagner les personnes ; mais parallèlement, on a aussi besoin de temps supplémentaire, libre, pour nous ! Parce qu’on doit continuer à cheminer, à apprendre, etc, pour continuer à donner, à guider, etc.
– Un gros problème : les gens qui ne savent pas faire la différence entre inspiration et “plagiat soft”. Au départ ils sont mus par un grand enthousiaste de envers nos travaux, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils copient une personnalité au lieu de trouver leur propre individualité et de la développer. Et souvent cela finit par récupérer les contenus mots pour mots.
– Il demeure une tendance à avoir un peu peur de se montrer, d’être dans ce milieu etc ; c’est mal vu, on se cache lorsque l’on consulte une cartomancienne, etc.
– Un problème de vision : les internautes ne réalisent pas toujours la préciosité de notre temps, y compris lors des messages et y répondre ; la réalité du travail d’écriture, de conception d’idées, de vidéos, etc, n’est pas vraiment intégrée.
– Les grosses projections et transferts que font les abonnés ou les clients sur nous. Plein d’exemples sont donnés dans la vidéo : a) quand on ne répond pas à la minute, ou pas le jour-même etc… que les gens se sentent trahis ou abandonnés. b) quand on renvoie une personne qui nous a posé une question vers une formation ou un autre service que l’on a conçu, et que celle-ci pense qu’on est dans capitalistes sans âme là pour gagner de l’argent, alors qu’on a seulement écouté leur besoin, et qu’on les aiguille vers ce qui leur conviendrait mieux (selon notre opinion). Sachant qu’Iria nomme aussi très bien le fait que parfois on aiguille vers d’autres praticiens que soi; on n’est pas là pour faire de la pub aux copains, on renvoie vers quelqu’un qu’on pense être plus qualifié, ou plus adapté à votre parcours.
– Il demeure un fossé très grand entre les francophones et les anglophones concernant le rapport à l’argent.

Quelques éléments de témoignage :

– Cela a été extrêmement dur, mais j’ai déjà renvoyé des proches ou des clients vers d’autres cartomanciens ou voyants quand je n’avais pas assez d’énergie, ou que je me sentais douteuse sur un sujet. De la même façon, sur les sujets humains, j’ai toujours essayé d’être douce, car certaines personnes prennent peur, mais j’ai souvent exprimé que telle difficulté qui prenait trop de place dans la vie d’un client pourrait ou devrait être traitée avec un thérapeute professionnel (de la psychologie). Je précise que je donne des pistes, mais que cela n’est pas ma profession, et que quelqu’un est professionnellement formé pour traiter tel ou tel sujet.

– Des réflexes de se cacher qui persistent. Ces quelques dernières années, je me suis rendue compte que malgré un travail introspectif et sur mes Ombres concernant mon assurance et mon auto-affirmation, notre chemin n’est pas linéaire, et parfois on fait des “rechutes”. Sauf que je me l’étais un peu caché. J’ai eu beau faire des travaux et des services publics dès 2010 (notamment avec le site sacré à Morrigan et mes questionnements sur la prêtrise), et remettre le couvert en 2013 lorsque j’ai ouvert ma boutique Etsy et le site de “Sur le Seuil” (qui étaient en partie commandés, en partie dévotionnels), j’ai progressivement tu une partie des mes motivations, de mes activités. Pourquoi ? Par peur évidemment. Certaines imaginaires, et d’autres fondées. On m’a bien traitée de folle à liée dangereuse avec mes histoires de Dieux. Comment ça polythéiste ? Les Dieux ne sont que des archétypes, ça n’existe pas. Eh oui… Même dans “notre” milieu (le paganisme en gros), chacun prêche pour sa chapelle, et ce n’est pas uniquement des gens extérieurs qu’il a fallu se méfier, mais de nos “pairs”. Et ça, ce fut vraiment très dur. J’ai aseptisé mes sites de leur tendance polythéiste stricte au fil du temps. D’autant plus que je savais qu’une grande partie de la communauté française d’adorateurs de carte n’a rien à voir avec le paganisme. Il y a plein de chrétiens, officiels ou simples dévots des anges. C’est terrible de voir que je m’étais moi-même auto-censurée sans que personne ne me demande rien… A côté de la folie, il y a eu aussi tous les reproches de crise d’ego, car cet argument a bon vent, y compris dans un contexte qui n’a rien à voir. Affirmer entendre les divinités, recevoir des messages, et pire, affirmer que *le divin* nous a demandé explicitement de faire des choses et de transmettre des messages ? Ça ne plaît pas à beaucoup de monde. Cela a été perçu comme des délires narcissiques à une période. Parce qu’on est derrière nos écrans, qu’on ne peut pas vérifier, qu’on est de toute façon dans un domaine purement subjectif et non scientifique…

– Pour ces raisons, mais également à cause du problème du rapport à l’argent, mes contenus se sont modifiés en fonction des publics. J’avais beaucoup moins de mal à être moi-même sur les sphères anglophones, autant dans les partages que les services rémunérés. Une sorte de scission s’est mise en place avec les années… Au début cela me convenait de faire le tri. Aujourd’hui, cette fracture me fatigue, et je commence à me réorganiser dans mes structures et mes projets pour ne plus faire de différence, pour tout rassembler. (Un projet à venir qui l’explicitera)

Voilà. J’aurais aimé vous en dire beaucoup plus, mais le temps manque. Je pose déjà cette première pierre, qui vient apporter de nouvelles idées, et compléter aussi les postes précédents de ma série sur le cheminement du voyant.

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Décoloniser le tarot, une initiative

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Catégories: Décoloniser le tarot

Une nouvelle catégorie “ressources” pour le blog, une présentation s’impose.

Je n’aurai pas les ressources intellectuelles ni le temps de m’approcher du défrichage de genre dans le tarot, ce n’est clairement pas mon domaine. Je suis encore un bébé, dans la phase de renseignement et de déconstruction de mes automatismes culturels. D’autres le font, et beaucoup mieux que tout ce que je pourrais dire (un petit lien emblématique serait le bienvenue pour vous fournir une ressource ici). De la même façon, Cathou a proposé un immense travail sur la représentation des corps non normés dans le tarot, notamment regroupé sous le titre de “Grossir le tarot“.  De mon côté, en revanche, depuis des années je lutte pour le respect de la propriété intellectuelle, des écrivains et des artistes, pour le respect des cultures, et l’appropriation culturelle est un sujet qui me touche, d’autant plus qu’il est tout le temps sur ma route de l’étude du New Age sur lequel je prépare des dossiers. Je lis, je réfléchis, je me “forme”, et le tarot est un sujet particulièrement miné, les maisons d’édition ne font aucun travail de vérification, d’éthique, sur les représentations et le langage culturels… Du coup, je me décide à publier, doucement, des exemples d’analyse pour déconstruire l’appropriation culturelle des cultures autochtones dans le tarot. Je traduirai des travaux d’auteurs directement autochtones, mais je ferai aussi mon propre travail de déconstruction.

A noter que Marisa de “CircoTarot” nous avait invités sur Instagram à faire le travail avec elle, à relever des illustrations et des extraits de texte. Je pense qu’il serait tout à fait possible et intéressant que d’autres personnes se joignent à moi dans la sphère francophone pour étendre les possibilités, la communication, les représentations, etc.

Traductions à venir :

(J’attends son autorisation)

Vous retrouverez l’intégralité des articles publiés (tire + lien) dans l’Index du site.

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