(article en cours de modification)

Écrire, un métier

Cela ne sera pas le forcément le cas de toutes les personnes que vous lisez sur Internet, mais en ce qui me concerne écrire est un métier. C’est une passion, une vocation, et un métier (oui, on peut donner des sens différents à ces trois termes, donc j’utilise les trois ici).

J’ai une passion pour le partage de mes expériences et de mes réflexions, leur mise en mots, puis leur discussion avec d’autres “païens” (pour faire large). D’ailleurs, écriture et traduction vont dans la même direction pour moi, celle de partager, de transmettre, et de réfléchir collectivement. Cela fait plus de 10 ans que je pratique ces deux activités en ligne.

Écrire, c’est d’abord l’acquisition des compétences platement techniques, de clarté de la langue, d’orthographe, de grammaire, de ponctuation. Puis de compétence de fond : titrer, structurer des idées, des paragraphes, étayer un propos, etc.

Ensuite, forcément, pour pouvoir rédiger des articles, c’est beaucoup de temps de préparation aussi. D’introspection sur mes expériences personnelles pour pouvoir les livrer, et de temps passer à lire, à chercher, éplucher, apprendre, pour pouvoir livrer des synthèses sur les thèmes de mon site. On a beau être en ligne, sur un blog qui a longtemps été amateur, et qui est gratuit, au final cela fonctionne du journalisme. Je produis ici de la “rédaction spécialisée” sur une branche de thèmes. Cela me demande donc énormément de temps sur mon emploi du temps personnel. Il y a beaucoup de veille anglophone, de lectures, de réflexions, d’expériences, de discussions avec les collègues, etc.

Je sais bien que récemment on a vu émerger la critique suivante : on n’est pas obligé de faire payer son hobby, c’est devenu assez mal vu, comme une dérive de la société capitaliste. Longtemps j’ai justement refusé de prendre une casquette, “parce que c’est mal vu”, parce que c’est égotique, parce que ça n’est pas légitime, parce que sur Internet tout doit être gratuit… Mais en fait en ce qui me concerne, c’est bien plus qu’un hobby depuis longtemps, c’est pour cela que je parlais de vocation plus haut. On pourrait gloser longtemps sur cette idée. C’est à la fois un tempérament (s’exprimer à l’écrit), une sensibilité ou une préférence (l’écrit plutôt qu’un autre support), une dynamique interne nécessaire (une sorte de pression irrépressible), et cela s’est doublé d’un travail spirituel aussi. Tous mes écrits sont une forme d’offrandes aux Esprits avec lesquels je travaille.

Les tâches invisibles

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Indépendance

Comme je souhaite pouvoir continuer à parler de ce que je veux, à me cultiver comme bon me semble (jeux, livres, etc), sans avoir à faire de la publicité, officielle ou déguisée sous la forme d’influence, la forme la plus logique qui s’est imposée à moi est le financement participatif (crowd-funding). Vous êtes mon soutien financier direct, vous contribuez à hauteur de vos moyens parce que les contenus vous ont été utiles, vous plaisent, et parce que vous aimeriez que cela continue. Je ne souhaite pas me mettre à créer du contenu uniquement privé – soit exclusif à Patreon, soit des livres. Mes plateformes publiques ont justement le but de toucher le plus de monde possible, avec et sans moyen, et d’être partie intégrande de ce groupe, du “collectif”, que nous formons.

Pour pouvoir continuer à passer autant de  temps à écrire malgré les impératifs de la loi du travail alimentaire, voire pour me permettre de passer plus de temps à écrire et à envisager de faire passer cette voie en premier, j’ai donc ouvert une page sur la plateforme Patreon pour recueillir vos dons. Cela m’a permis d’acter la reconnaissance de l’importance de l’écriture pour moi, et la reconnaissance du caractère professionnel de cette pratique. J’ai ouvert une porte qui n’existait pas avant : celles et ceux qui apprécient mes travaux, articles sur les cartes ou le paganisme, vidéos, etc, peuvent effectuer un petit don récurrent ou ponctuel via ce site. Ce qu’il y a de génial aussi, c’est que cette plateforme est très créative, et me donne l’occasion d’aller plus loin dans l’aventure, d’expérimenter plus de choses (nouveaux formats, nouvelles interactions, etc).

A termes, l’idée serait d’obtenir un pécule mensuel qui me permette de payer les factures, et pas juste rembourser les frais. Mais je prends ce risque, je tente, et on verra où l’on va.

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Des frais ? mais quels frais ?

Si vous n’êtes pas au fait de la vie des artistes et auteurs.trices, vous aurez peut-être tiqué dans le passage si-dessus sur la mention des frais que me coûte l’écriture. Voici ici de quoi vous donner une idée de la structure qui englobe l’activité d’écriture :

Le coût du site web :

  • A) Vous vous trouvez ici sur mon propre nom de domaine, qui est réservé et maintenu en payant, à la création du site, puis tous les ans.
  • B) Si je n’ai pas les compétences pour réaliser moi-même un site web, je dois le commander à un professionnel, et cela coûte “cher” (cela peut aller de 500 euros à 8000 euros, selon la taille du site, selon que vous souhaitez intégrer une boutique dedans, selon que vous passez par un.e freelance ou un agence… etc).
  • C) Comme le rappelait Lisbeth Nemandi, juste pour rester ouvert et exister il faut payer, et cela ne rapporte rien en soi. Grosso modo, mon hébergement me coûte 50 euros par an.
  • D) Après cela, il faut bien prendre en compte qu’un site c’est de la maintenance : il y a des mises à jour à faire, de la sécurité, des choses à modifier… Soit on le fait tout seul, ce qui représente des heures d’autoformation, et ensuite de gestion. Soit on paye un webmestre pour le faire.

La gestion des photos :

  • Un bon appareil photo. Comme je n’ai pas le temps et que je suis pas spécialisée, je n’ai plus d’appareil photo reflex ou autre. A l’heure actuelle, ce qui me sauve c’est la technologie : j’utilise mon téléphone pour tout. Même avec les réductions et les forfaits, un tel ça reste minimum 200 euros !
  • Les logiciels de base : je prends des trucs gratuits pour recouper, recadrer, réduire, ajouter de la netteté, des contrastes… (Paint, irfanview). J’ai l’avantage de ne rien chercher de compliquer car mes activités sont très centrées sur l’écriture, et j’ai très peu de photo (ou directement filtrée dans Instagram)
  • Créations d’images et annotations : en revanche, dès que je cherche à présenter une de mes photos sans passer par Instagram, là je commence à m’obliger à utiliser Photoshop pour que le rendu soit propre (ne serait-ce que les niveaux.) Aussi, si je veux créer même juste un tout un visuel et réaliser des trucs même tout cons Photoshop est indispensable.

La gestion des vidéos :

  • Une chaîne minimale pour ma part, donc peu d’entretien. Mais je commence à avoir envie que les miniatures des vidéos soient propres et bien lisibles, donc cela demande de la création (photoshop).
  • Jusqu’à fin 2019, je n’avais pas de logiciel vidéo ni logiciel audio pour éditer ; mes vidéos étaient brutes, parfois simplement je coupe un morceau avec l’éditeur directement dans Youtube (si j’ai été interrompue) ;
  • Mais la fin d’année 2019, j’ai commencé à devoir assembler des morceaux de vidéos, corriger un peu le son, faire quelques coupures, écrire une phrase, et pour cela, il faut un logiciel (coût du logiciel, et temps d’apprentissage) ;
  • Ce qui demeure le plus évident dans mon cas, c’est le temps de création ; souvent, je me plante la première fois que je fais ma vidéo, donc elle aura été tournée au moins 2 fois : donc pour 25 min de résultat fini (review), il faut une heure en tout. Ça comprend vite faite une prise de notes avant, et rassembler mes objets (10 min) ; tourner la vidéo 2 fois (50 min). Pour toute vidéo autre qu’une review, le temps double ou triple.
  • L’upload Youtube : il faut quand même prendre le temps de mettre ça en ligne et rédiger une description. Cet hébergement là est doublé en général d’un article complémentaire sur le site, ce qui double encore le temps de rédaction (au minimum).
  • Le relais : souvent je dois repartager la vidéo sur mes réseaux persos, afin que tout le monde puisse la voir même si on ne souhaite pas s’abonner : Instagram et Facebook.

La prérequis à la réalisation de n’importe quel article :

  • Le temps d’apprentissage personnelle : toute la pratique personnelle de voyance, médiumnité, avec les tarots, oracles, de toutes traditions, en solitaire, avec des amis ou des clients… des années.
  • Le temps d’apprentissage “externe” : le temps de recherche bibliographique (trouver et sélectionner des titres), le temps de la lecture d’ouvrages (pour l’instant c’est assez restreint dans mon cas, voir CE LIEN), leur coût d’acquisition, ou le coût d’inscription en bibliothèque, etc.
  • La veille : exercice de lecture spécialisée sur le milieu du tarot, de la voyance, etc. En français, et en anglais (rarement en allemand)
  • Le coût des supports et matériaux : nappes de tirage, coût des jeux, coûts des journaux papiers (ou numériques) et des stylos pour annoter sa pratique sur des années, …

Les étapes de réalisation concrètes d’un article :

  • Créer du contenu: http://sur-le-seuil.com/2018/11/de-la-difficulte-de-creer-du-contenu/

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Ma vision de l’écriture sur ce site

(slow blogging & co)