Pour celles et ceux qui me suivent depuis un peu plus d’un an, vous n’aurez probablement aucune surprise dans cette vidéo sur le White Fox Oracle, qui vient répondre à la demande d’un autre public, avec un autre support de contenu. Mais c’était l’occasion de répondre à la demande des abonné.e.s qui aiment l’audio/la vidéo. Pour les autres, vous pourrez au moins apercevoir le jeu dans sa version définitive kickstartée ! (et puis dans ma version bêta imprimée).

Pour retrouver tout ce que j’ai pu écrire sur ce jeu, vous avez une catégorie intégralement réservée au White Fox par ici.

**English** Note that if you follow the link above, inside the articles in French, you’ll always find links to my Instagram post about the deck which are written in English. EDIT: Also! I had forgotten, I’ve written a review here in English for you!


(photo officielle)

Informations techniques

Année de création : 2019.
Campagne Kickstarter : octobre 2019.
Date de parution : Janvier 2020.
Editeur : jeu indépendant.
Artiste et auteure : Sabine Cazassus, aka « Zedoras ».
Langue : bilingue fr-eng
Type de jeu : oracle propre à l’artiste ; 50 cartes ; petit livret broché avec couverture couleur + petit guide en ligne.

Page de la campagne kickstarter : https://www.kickstarter.com/projects/sabcazas/the-white-fox-oracle
Page officielle : https://www.zedoras.net/whitefoxoracle

Vidéo de présentation

Résumé des informations principales de la video :

Positionnement éthique

Pour rappel, j’en avais parlé ici et sur Instagram, j’ai collaboré avec l’artiste sur ce jeu, mais notez bien la chronologie :

1°) je ne suis pas co-créatrice du jeu, Sabine est venue vers moi quand elle l’avait déjà entièrement créé. Ce qui m’a été demandé comme travail est un « bêta-test », une analyse du jeu, de ses possibilités, de ses réponses, de sa structure, de sa personnalité, etc.

2°) Je n’ai pas été rémunérée pour ce travail. Nous sommes venues l’une vers l’autre d’un commun accord, parce que nous adorons nos travaux respectifs. Je l’ai fait par plaisir et avec honneur. Je n’ai obtenu aucune contrepartie pour ce travail, ni pour parler du jeu lors du kickstarter au lancement, ni à la sortie du jeu ce début 2020. J’ai acheté ma copie du jeu avec mes propres deniers, parce que je crois fort en ce projet et que je voulais le soutenir absolument. Je vous en parle parce que j’ai envie de vous en parler, pas comme un travail déguisé (au sens où je n’ai rien à gagner dans le fait d’en parler, de diffuser etc).

Résumé des observations matérielles sur le jeu

1°) La boîte.

Elle se présente comme une simple boîte en carton de cartes à jouer, donc elle sera plutôt fragile (pourra être rayée, coins enfoncés, etc). Cependant, je note beaucoup de soin apporté dans les choix esthétiques et matériaux de la boîte. A) Le carton est à l’image de celui des cartes : il est épais, et donc plus résistant qu’une boîte en carton standard. B) Il est mat et au toucher de pêche. C) Il comporte des détails esthétiques beaux pour un rendu plutôt sophistiqué : les titres, les yeux de la Renarde, la clé au dos, et le numéro du jeu, sont réalisés en relief, dans une finition brillante. C’est extrêmement agréable à prendre en main, et cela procure vraiment au regard une belle accroche visuelle.

2°) Les cartes.

Elles sont imprimées en 310 gsm. Pour celles et ceux qui n’ont jamais eu la curiosité de chercher ce que cela veut dire, gsm = « grams per square meter ». C’est donc l’épaisseur du papier, qui se mesure au poids. Nous sommes donc ici en présence de cartes bien épaisses, et donc résistantes ! Tout comme la boîte, un toucher pêche et un fini mat ont été retenus, ce qui les rend très agréables à manipuler.

Petit détail qui tue aussi, Sabine a décidé de nous proposer une tranche colorée ! C’est devenu très en vogue il est vrai, mais souvent c’est un choix laissé au consultant, dans l’édition, on a les fameuses tranches dorées, parfois argentées, mais sinon c’est encore assez peu travaillé. Je dois dire que cela renforce deux dynamiques distincts : le côté facétieux et coloré du jeu, puis la cohérence extrême de la charte graphique.

Parlons-en, justement, de la charte graphique. Dès l’aperçu de la boîte l’artiste vous livre tout ce dont nous allons avoir besoin : du crème, du jaune d’or / orangé, du rouge, du bleu, du turquoise. C’est la palette qui s’étend sur toutes les cartes, avec bien évidemment des différentes nuances de ces teintes, et un mélange de bleu et de rouge (mauve), ainsi qu’un peu de noir. Cela donne un rendu extrêmement lisible et minimal, donc clair pour le regard, en plus d’avoir une ambiance plutôt homogène du coup.

3°) Taille.

Les cartes sont faciles à prendre en main car plutôt petites. Vous avez ici une taille standardisée que l’on appelle « poker size », soit 63mm x 88mm. Pour vous donnez une idée, les jeux « minis », que l’on trouve autant chez les indépendants que dans les grandes maisons (US Games ou Grimaud), sont plus petits que la poker size. Peut-être avez-vous déjà vu des mini Marseille ou des mini Rider Waite ? La Poker size est plus confortable, légèrement plus large. Cela permet de bien profiter des illustrations malgré tout.

A titre personnel, j’aurais justement préféré une taille un chouilla plus petite, comme ma version d’essai. Je la trouvais encore plus facile à mélanger et à tirer, plus facile à mettre dans mes poches. Je l’ai vraiment trimballé partout ce jeu-là. Pour tirer dans un café, sur un banc, dans un parc, dans le train… c’était plus facile.

Compléments non présents dans la vidéo :

Une petite note car je n’ai pas été assez claire dans la version finale de la vidéo que j’ai publiée (je l’avais dit dans d’autres essais T_T).

Ce jeu a vraiment une qualité d’impression professionnelle, et son prix est hyper correct malgré l’auto-édition (quand on achète pas « en gros » comme les éditions de masse, on ne peut pas faire descendre trop le prix). Il faut bien noter cependant qu’il y a des accrocs, cela arrive toujours : la tranche colorée des cartes a souvent « bavé » sur les faces ou le dos ; et à d’autres endroits, j’ai d’autres tâches qui ne sont pas vert-turquoise, donc il y a également d’autres encres (jaunes dans mon cas) qui ont déteint ou bavé. Peut-être une question du refroidissement des cartes avant la coupe ou autre. Ca reste un jeu indé, pas parfait ! Mais en même temps, vu ce qu’on voit de plus en plus dans les éditions grands-publics imprimées en Chine qui nous proposent carrément des cartes décentrées et mal imprimées….

Autre revues francophones

- Une revue écrite par Phro Nesis.
- Une revue vidéo de Majora.