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L’Aventure de la modification des tranches !

Il y a quelques temps déjà, j’avais publié sur Youtube une petite vidéo (7 min) où j’expliquais que j’allais me lancer pour la première fois dans la modification d’un ou deux jeux de cartes.

 

 

Pour moi, c’était quelque chose de vraiment inenvisageable.

Je voyais le jeu comme un tout, je me connais pas très adroite donc j’avais peur de tout gâcher, je pensais au travail de l’auteur, de l’artiste, et de l’éditeur… Je ne pouvais pas m’imaginer avoir besoin ou envie de changer quelque chose. Et puis le temps a visiblement fait son oeuvre. Moi qui suis pourtant très simple et très sobre, j’ai eu, pour la première fois, la vision de deux jeux qui avaient désormais un « manque » dans ma vision : l’oracle et des sirènes et les cartes d’Algariel. Deux très jolis jeux, mais qui avaient un petit détail manquant : des tranches non « complètes ».

- La bordure fine et noire des cartes d’Algariel est vraiment agréable à l’oeil, et bonne pour « ceinturer » les illustrations. Et pourtant, après deux ans, je me suis rendue compte de quelque chose en les mélangeant : mais pourquoi est-ce que les tranches étaient blanches et non noires ? Tout d’un coup, le jeu était incomplet dans mon esprit ; pour aller au bout de la vision d’Alcide, et de la réalisation et des cartes, il fallait que cela soit totalement noir.

- Et puis l’oracle des Sirènes s’est mis à me « parler » (au sens métaphorique). Les sirènes sont dans certaines représentations des collectionneuses au même titre que les pies (ou que les fées ?) ; dans certaines légendes, elles incarnent la féminité et la beauté. La boîte du jeu tape dans l’oeil avec son nom en doré, et je me suis demandée brutalement : mais pourquoi la tranche des cartes n’a-t-elle pas été prévue dorée elle aussi ?? Alors pareil que pour les cartes d’Algariel, j’avais soudain un manque visuel et énergétique, il fallait la « bonne » tranche.

Puis il y a avait le côté pratique.

Le « problème » pour moi, c’était de trouver comment refaire les tranches. Je me suis demandée si un simple marqueur noir de base, même pas de marque, ferait l’affaire ; ou alors fallait-il que j’achète un marqueur de marque ? ou alors carrément un marqueur spécial à dessin ? Et puis je suis entrée dans le monde des marqueurs, y avait ceux à dessin (mais alors c’est quoi les autres qu’on utilise d’habitude? en arts plastiques au collège, je n’ai jamais acheté quelque chose de spécifique…), les marqueurs à l’alcool, ceux sans alcool, les nouveaux marqueurs « pro » pour faire des beaux dessins, du comic book etc…. wow, je me suis retrouvée perdue.

Alors quand j’ai commencé à réfléchir pour le marqueur doré, là mon cerveau a explosé haha. Y a doré et doré en fait. Y en a des plus « chauds » des plus « froids », y en a qui peuvent baver, d’autres soit-disant pas…. Alors j’ai discuté avec une vendeuse là où j’étais, et son avis était qu’un marqueur à l’alcool ça bave (il y a comme une tâche translucide autour de votre écriture colorée), donc plutôt prendre autre chose. J’ai suivi son conseil, et j’ai pris une gamme spéciale sans alcool, les « Shake » que je présente dans la vidéo. Et je crois avoir acheté un doré et un noir. Ou seulement un doré, flûte, je ne sais plus, et tout ça est rangé dans un carton quelque part. Bref.

Au final, j’ai utilisé ce marqueur spécial doré pour les cartes de l’oracle des Sirènes,

et j’ai été déçue. Ce n’était pas du tout aussi facile d’utilisation que je pensais. Pour faire marcher le feutre la première fois, j’ai vraiment dû le secouer des plombes, et pomper pomper pour essayer de le faire écrire. J’ai eu super peur de m’être faite arnaquer…. mais j’ai vu qu’il était écrit quelques minutes sur le feutre, donc j’ai pris mon mal en patience, et ça a fini par marcher. Sauf que, le flux n’était pas constant. Tantôt j’en avais un petit peu, tantôt beaucoup beaucoup (et c’est seulement là que la vraie couleur dorée se révélait). Mon travail au final était vraiment inégal, ça se voit sur les photos. Aussi, quand le flux était important, et bien…. ça bavait partout. Alors ça n’a pas taché les cartes à proprement parler, mais j’ai dû vraiment passer du temps à tout essuyer.

D’abord un aperçu global, paquet neutre / paquet doré.

Puis un aperçu du rendu de la texture et de la couleur.


Bilan : soit je suis nulle et je n’ai pas réussi à me servir correctement du feutre… soit la technique n’est pas la bonne.

 

Pour la suite, c’est vraiment ironique…

Après cette déception, je me suis dit qu’un marqueur noir tout simple ne m’avait jamais trahi, et que je ne voyais pas quel pourrait être le problème avec l’autre jeu. Du coup, pour les cartes divinatoires d’Algariel, j’ai saisi le vieux marqueur qui m’accompagnait dans ma trousse un dessin depuis des années, et je me suis lancée. Et là, eh bien, aucune surprise. Ca s’est comporté exactement comme je voulais et j’ai eu exactement le résultat que je voulais haha ! Quelque chose de mat, de couvrant, pas de reflets particuliers, pas de coulures du tout… Et là pour le coup j’ai adoré tout de suite le rendu sur le jeu. Elles pourraient peut-être être retouchées encore un peu, mais la différence entre le rendu avec le doré est énorme pour le premier jet.

 

Est-ce que je retenterai l’aventure ? Probablement. Notamment pour les tranches noires, les plus faciles. Le Mary El notamment mériterait d’y passer. Mais j’aimerais bien trouvé un système fiable en doré, parce que y a vraiment des jeux auxquels ça sied beaucoup mieux. Je suis un peu triste pour mon oracle de Rûmi qui appelle ce type de traitement.